Dans ce quatrième long-métrage, Céline Sciamma poursuit son travail sur l’identité en adoptant, une fois n’est pas coutume, sa singulière démarche féministe et politique.
Portrait de la jeune fille en feu : l’incandescence d’un CŒUR brûlé


Dans ce quatrième long-métrage, Céline Sciamma poursuit son travail sur l’identité en adoptant, une fois n’est pas coutume, sa singulière démarche féministe et politique.

Dans le cadre de la 25ème édition du Festival Cinémania, on a rencontré la pétillante Marie Gillain qui a su conserver un naturel et un entrain charmant, en partie responsable du succès qu’elle conserve depuis si longtemps. Elle s’est gentiment prêtée au jeu des questions/réponses avec la simplicité et l’affabilité des grands.

Au cœur de ce cinéma vérité, Marina De Van nous fait pénétrer dans sa sombre psyché où l’on entend jusqu’aux fêlures de sa voix off qui se questionne sur son corps et le souvenir de ce qu’il a été.

Ici, la succession parfois maladroite des twists de la deuxième partie apparaîtra poussive pour certains tandis que le premier segment lui volera la vedette haut la main grâce à une étude des mœurs sociologique et pathologique du double au travers le prisme des réseaux sociaux. Dans ce triste constat générationnel, on navigue à outrance sur internet, les yeux rivés sur cette lumière verte (statut en ligne) auquel on s’accroche tel un phare éclairant et guidant les bateaux la nuit pour leur éviter le naufrage.

D’un naturel affable, le réalisateur québécois a répondu à nos questions avec beaucoup d’attention. On a bien sûr parlé de son actualité avec la présentation d’Acadiana vendredi dernier dans le cadre du Festival de Cinéma de la Ville de Québec.

D’une manière singulière, le film participe à une libération des mentalités en dépit de quelques ressorts dramatiques qui ne ménagent pas un certain béotisme convenu et malvenu. Loin de succomber à la facilité, Cédric Le Gallo a voulu s’éloigner du carcan militant qui peut être plombant pour offrir une comédie intelligente, qui, derrière son apparence légère, prône la différence et la tolérance.

Tarantino filme les illusions d’une époque en plein changement où Sharon Tate incarne la princesse souriante tandis que DiCaprio personnifie un chevalier chancelant, épaulé par son fidèle serviteur (Brad Pitt). Derrière la légèreté de l’époque, se cache une critique à peine voilée des apparats du showbiz et de ses starlettes éphémères.

Monia Chokri peut s’enorgueillir d’avoir livrée une première œuvre effrontée qui bouscule gentiment le spectateur dans sa captation lumineuse de personnages à la grise mine souvent forts attachants.