Showing: 41 - 48 of 127 RESULTS

The Last tree : Chacun cherche son choix

Shola Amoo sonde et scrute sur trois moments de vie, l’adolescence tourmentée de Fémi, un jeune britannique d’origine nigériane qui peine à se construire après avoir été contraint de quitter les campagnes du Lincolnshire, où demeure sa mère adoptive Mary, pour aller s’installer avec sa mère biologique dans un logement social de la banlieue sud de Londres.

Son frère : ceux qui l’aiment prendront sa main

Avec des décors et des corps élimés par la vie, le film tourné en format DV pénètre en nous, usant de force et de lenteur pour diffuser un implacable mais salutaire message d’amour. Cette caméra à l’épaule, documentarisant la photo, apporte de la turbulence aux états d’âme et aux afflictions des personnages qui transfusent leurs sentiments dans les grandes artères de la vie.

Notre-Dame du Nil : un fleuve pas si tranquille

À l’orée du réel, le réalisateur mêle légendes et mythologie dans une description onirique de la nature, rappelant l’approche philosophique de Terrence Malick qui se plait à la filmer en contre-plongée. Magnifiée par la photographie pittoresque de Thierry Arbogast, la pureté de son éclat dégage, dès le prologue, une douce quiétude qui accentue la violence à venir, en alternant le rêve et la mémoire, dans des images de terreur laissant présager du pire.

Pluie de films sur Vues d’Afrique

Pour sa 36ème édition, le Festival International Du Cinéma Vues d’Afrique se tiendra en ligne sur la chaîne TV5 à compter du 17 avril jusqu’au 26 du mois. L’occasion de découvrir un cinéma engagé, tourné vers l’humain et militant, des Antilles françaises jusqu’au continent-mère. Au programme : portraits naturalistes, prises de conscience, comédies sociales, traditions locales. Tous les genres sont représentés à l’image de la diversité des pays portraiturés. Je vous parle de 4 films ayant suscité mon interêt.

Les chatouilles : avoir le diable au corps

Si parler aide bien souvent les victimes à se reconstruire, il n’appartient qu’à elles de juger nécessaire de le faire ou de se taire. Ceux qui n’ont pas été plongés dans cette désolation profonde ne peuvent imaginer le quart de l’affliction vécue. Il ne faut donc pas leur dicter la conduite à avoir, encore moins les forcer à parler tant que les victimes ne sont pas prêtes à affronter la vérité dans le regard des autres.

Papicha : La décennie noire d’Alger la blanche

Si la cinéaste a choisi de faire un portrait de femmes modernes, résonnant avec la révolution du sourire actuelle, c’est parce qu’elle souhaitait rendre hommage à ces résistantes débordantes de courage. De fait, elle filme ses actrices en gros plan (mains, yeux) avec un besoin viscéral de sublimer l’intime et révéler l’indicible. L’angle de sa caméra épouse le point de vue de Nedjma en accompagnant ses mouvements, ses envies et ses pensées, pour mieux sonder son intériorité afin d’apprivoiser cette force qui la caractérise

La belle époque : à la recherche d’un sentiment perdu.

Sélectionné hors compétition au dernier Festival de Cannes, le film est habité par la nostalgie d’une époque révolue​ où son héros s’adonne à la (ré)création des sentiments. Nicolas Bedos y confirme son talent d’écriture, à la fois tendre et corrosif, entouré d’acteurs investis qui nourrissent une œuvre déjà bien féconde.