Auteur : Alexandre Blasquez

4 août 2019 / / On défriche

D’une manière singulière, le film participe à une libération des mentalités en dépit de quelques ressorts dramatiques qui ne ménagent pas un certain béotisme convenu et malvenu. Loin de succomber à la facilité, Cédric Le Gallo a voulu s’éloigner du carcan militant qui peut être plombant pour offrir une comédie intelligente, qui, derrière son apparence légère, prône la différence et la tolérance.

31 juillet 2019 / / On défriche

Tarantino filme les illusions d’une époque en plein changement où Sharon Tate incarne la princesse souriante tandis que DiCaprio personnifie un chevalier chancelant, épaulé par son fidèle serviteur (Brad Pitt). Derrière la légèreté de l’époque, se cache une critique à peine voilée des apparats du showbiz et de ses starlettes éphémères.

15 avril 2019 / / A La Une
5 avril 2019 / / On défriche

Loin d’être anticlérical, François Ozon réalise un grand film politique qui dépasse le cadre de l’Église pour dépoussiérer une institution vieillissante inapte à se remettre en question. Sans jamais juger les proches qui n’ont pas toujours vu ou cru en la détresse des victimes, il propose un vrai sujet de réflexion sur l’acceptation de la souffrance et sur la fragilité de la foi qu’il interroge avec une humble responsabilité.

1 février 2019 / / On défriche

À la manière des Misérables de Victor Hugo, Capharnaüm s’inscrit dans un plaidoyer social entre justice et dignité humaine où, victimes de leur condition, les nécessiteux se retrouvent acculés dans une société qui les pousse à voler pour subsister.

7 décembre 2018 / / On défriche

Honoré prend le temps d’installer sa romance et cherche à ralentir son histoire, teintée d’un spleen constant pour mieux saisir l’urgence de la maladie qu’il oppose ainsi aux vétilles du quotidien où se cache la peur de ne pas se revoir. Une peur qui fait monter le désir d’un cran et incite les protagonistes à saisir l’instant présent, sans se soucier des lendemains incertains. Rien ne sert de courir, il faut s’aimer à point.

13 novembre 2018 / / On défriche

Philippe Faucon semble, une fois n’est pas coutume, attester d’une certaine pudeur à montrer les sentiments, comme s’ils relevaient de l’ordre du privé et n’appartenaient qu’à ses personnages. Un dispositif plutôt rare à l’ère numérique où tout se regarde, tout se partage, bon gré mal gré. Cette délicatesse à filmer les corps, à les laisser parler de manière significative, elle est à la fois la force et la faiblesse du film.