Auteur : Alexandre Blasquez

15 avril 2019 / / A La Une
5 avril 2019 / / On défriche

Loin d’être anticlérical, François Ozon réalise un grand film politique qui dépasse le cadre de l’Église pour dépoussiérer une institution vieillissante inapte à se remettre en question. Sans jamais juger les proches qui n’ont pas toujours vu ou cru en la détresse des victimes, il propose un vrai sujet de réflexion sur l’acceptation de la souffrance et sur la fragilité de la foi qu’il interroge avec une humble responsabilité.

1 février 2019 / / On défriche

À la manière des Misérables de Victor Hugo, Capharnaüm s’inscrit dans un plaidoyer social entre justice et dignité humaine où, victimes de leur condition, les nécessiteux se retrouvent acculés dans une société qui les pousse à voler pour subsister.

7 décembre 2018 / / On défriche

La désinvolture affichée d’Arthur peut détonner dans le douloureux paysage sidéen mais elle ne sert pourtant qu’à amplifier les effets contraires de l’amour qu’il découvre en compagnie de Jacques, l’un et l’autre vivant réciproquement leur premier et dernier amour. C’est pourquoi Honoré prend le temps d’installer sa romance et cherche tant à ralentir son histoire teintée d’un spleen constant pour mieux saisir l’urgence de la maladie qu’il oppose ainsi aux vétilles du quotidien où se cache la peur de ne pas se revoir. Une peur qui fait monter le désir d’un cran et incite les protagonistes à saisir l’instant présent sans se soucier des lendemains incertains. Rien ne sert de courir, il faut s’aimer à point.

13 novembre 2018 / / On défriche

Philippe Faucon semble, une fois n’est pas coutume, attester d’une certaine pudeur à montrer les sentiments, comme s’ils relevaient de l’ordre du privé et n’appartenaient qu’à ses personnages. Un dispositif plutôt rare à l’ère numérique où tout se regarde, tout se partage, bon gré mal gré. Cette délicatesse à filmer les corps, à les laisser parler de manière significative, elle est à la fois la force et la faiblesse du film.

7 novembre 2018 / / On défriche

Qu’importe si les tenants et les aboutissants du film sont éventés dès les premières minutes, Naidra Ayadi propose une fiction tellement juste et sincère qu’on oublie les quelques imperfections d’une narration à l’emporte-pièce au profit d’une indéniable émotion.

2 novembre 2018 / / On défriche

Qu’on se le dise, la langue française est sexiste. Il n’y a qu’à voir le nombre de mots féminins flanqués d’une connotation sexuelle dégradante voire méprisante dont le masculin est exempt. On dit d’une femme qu’elle est facile, qu’elle est bonne… le mot « salope » ne fait pas exception à la règle dans cette logique hégémonique du mâle qui fait d’elle une nymphomane.