La petite reine

Exploits sportifs et drame personnel ♥♥♥♥

Julie, vedette du cyclisme, est à deux courses de gagner la Coupe du monde. C’est l’aboutissement d’années d’effort. Julie aime le spotlight. Son entourage aussi. Encouragée par son entraîneur et son médecin, elle se dope depuis l’âge de 14 ans. Quand son docteur la dénonce, elle réussit à étouffer l’affaire, mais mesure l’ampleur du gâchis… Abus. Mensonge. Trahison. Prise dans un engrenage qui la dépasse, va-t-elle réussir à trouver une porte de sortie?

Si l’histoire est inspirée d’un fragment de la vie de Geneviève Janson, nous remarquerons très vite que le scénario est une libre adaptation de ce qui a pu composer la vie d’une championne avec ses performances mais également avec tous les mauvais côté de ses rapports au dopage. Le parti pris de Sophie Lorain et Catherine Leger (scénaristes) se dirigera aussi très vite vers l’humain plutôt que vers la technicité sportive : par choix de composer avec un récit personnel plus qu’un biopic analytique. C’est la première grande richesse du 3ème long métrage d’Alexis Durand Brault (Ma fille, mon ange).

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La seconde vient chercher à la fois la mise en scène (les scènes de courses sont brillamment retranscrites tout comme certain choix artistiques travaillés au montage) et à la capacité des acteurs à créer l’empathie autour de cette histoire. Oui il y a la désormais mythique  Laurence Leboeuf (c’est toutefois son premier grand rôle au cinéma) mais il y également tous ses partenaires à l’écran que ce soit Patrice Robitaille, Jeff Boudreault et surtout les interprètes de ses parents Denis Bouchard et Josée Deschênes. Cette dernière réussit à insuffler la compassion indispensable à son emilie Pinardpersonnage formant par la même occasion une empathie réelle qui demeure également dans l’œil du spectateur.

Si ça et là, quelques hésitations sont à noter, le film se clôt dans une émotion réelle le tout porté par une sublime chanson originale (interprété par Emily Pinard et signé Dazmo)

 

Après L’ange gardien et dans un style complètement différent, La petite reine est la seconde belle surprise québécoise de l’année.

 

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