What we have [Ce qu’on a]

Attention bijou ! ♥♥♥♥½

Si vous ne deviez voir qu’un seul film aux RVCQ cette année, c’est sans doute celui là ! Pas parce qu’il traite d’un sujet encore d’actualité et qu’il serait de bon ton d’approuver le combat de certaines (très nécessaires) associations. Ni parce que votre communauté (si vous êtes homosexuel) serait la plus à même de comprendre des films concernant la même thématique.

Mais bien parce que What we have concentre tous les ingrédients du film d’auteur riche à la fois en proposition de cinéma mais en réflexion sur la condition d’être humain. C’est un long métrage qui pose de nombreuses questions sans jamais y répondre réellement; un long métrage qui ne peut pas laisser indifférent, la première surprise de 2015 !
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Commençons par les aspects techniques tout d’abord :

Contrairement à certains long-métrages plutôt fades cinématographiquement parlant mais riche au niveau de la technique, What we have mise sur une photo monochrome la plupart du temps et qui magnifie très souvent les cadres sélectionnés par le metteur en scène Maxime Desmons. Le film dispose d’une teinte très belle qu’on pourra aisément mettre en parallèle avec le travail de Jessica Lee-Gagné sur Sarah préfère la course. (Seul petit bémol les quelques scènes extérieures et qui renvoient parfois un aspect plus « télévisuel »)

Au niveau de la mise en scène, l’acteur réalisateur Maxime Desmons, qui en est ici à son premier long métrage, prouve qu’il a de la bouteille. Évitant les facilités pour toujours proposer de bien beaux cadres, What we have dispose de réels atouts prêts à vous rappeler que son univers est bien celui du septième art.

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Mais là où certains films sont aujourd’hui techniquement parfaits, What we have fait bien plus que ça ! Fort d’une thématique et d’un scénario savamment écrit, le long métrage est un bijou qui vous capte dès ces premières minutes. La faute à un premier rôle incarné par le même metteur en scène ? Ou à cause de ce-presque adulte (Alex Ozerov, déjà remarqué dans le fantastique Blackbird) perdu dans son acceptation de lui-même ?

La réussite du film tient en fait en la combinaison de tous ses aspects qu’ils soient techniques ou artistiques : Les scènes sont d’une beauté et d’une sensibilité incroyable…l’histoire aurait pu se prolonger indéfiniment, l’univers et la maturité de Monsieur Desmons en font un film déjà important prouvant par la même occasion qu’un gros budget n’est pas une nécessité pour réussir un film.

On n’avait pas été aussi ému devant une première œuvre depuis bien longtemps !

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1 commentaire

  1. Oui, enfin bof, c’est trop g√©n√©reux comme critique! Moi √ßa m’a pas plu, √ßa fait trop lent et trop indulgent, y’a pas vraiment de substance outre que Max adore provoquer la piti√© et, je dois reconnaitre, il manipule les gens aussi bien √† l’√©cran que dans la vie. Pour la mise en sc√®ne, j’ai trouv√© assez faible et les couleurs sont minables. Je veux dire que je vois qu’il voulait √©voquer la d√©pression et la m√©lancolie mais les couleurs sont ternes et, au lieu de provoquer l’√©motion qu’il cherchait, √ßa m’a plut√¥t agac√©.

    Bon, Alex O est une vraie merveille, √ßa oui. Pour le reste, c’est int√©ressant de savoir le pass√© du metteur en sc√®ne, Maxime Desmons, un peu hypocrite en tenant compte qu’il n’√©tait pas (plus?) le r√©cipient du harc√®lement au lyc√©e, bien au contraire mais bon. Peut-√™tre il a chang√© apr√®s toutes ces ann√©es, qui sait! En tout cas, c’est un acteur et bon, moi je crois s’il traitait les gens comme quand il √©tait ado, disons que √ßa me surprend pas que, malgr√© d’avoir √©pous√© un producteur de cin√©ma, il n’ai jamais r√©ussi dans sa carri√®re de choix. √áa vous surprend pas? Moi, pas. C’est pas vraiment un grand myst√®re, il a eu tout le monde de son c√¥t√©. Alors… karma?!? Bon, esp√©rons qu’il se comporte mieux en tant qu’homme et que √ßa aille mieux pour le futur du bel Alex Ozerov. Bises.

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