La petite reine : Rencontre avec l’équipe du film

La petite reine est le nouveau long métrage d’Alexis Durand-Brault (Ma fille mon ange)  qui s’est intéressé de plus près au parcours de l’athlète québécoise Geneviève Jeanson. En 2007, cette dernière alors presque au sommet de la gloire est alors accusée de dopage…

Cinq ans passent et c’est après avoir vu l’athlète québecoise à l’émission d’Alain Gravel qu’Alexis décide de contacter la protagoniste afin de revenir sur son parcours avec dans l’idée de transposer librement une partie de son histoire sur grand écran. Geneviève devient donc Julie (interprétée par Laurence Lebœuf) et le film, après avoir subi bien des changements de titres, s’intitule finalement la petite reine.

Rencontre avec l’équipe.

Il fait très chaud à Montréal ce lundi 2 juin lorsqu’après le visionnement presse nous rencontrons toute l’équipe du film. A moins de deux semaines de la sortie officielle, la satisfaction semble de mise pour les acteurs comme pour les scénaristes, heureux d’avoir participé à ce beau projet produit par Richard Lalonde (Forum Films)… Seul angoissé, et c’est de coutume avant la sortie officielle d’un long métrage, le réalisateur, Alexis Durand-Brault, qui effectue les traditionnelles remises en question : « j’ai envie de m’en retourner chez nous » nous avouera t’il non sans humour tout de go !

Alexis Durand Brault

Pourtant, que de travail ! Il n’y a point à rougir de ce nouveau-né dans la famille et déjà Catherine Léger et Sophie Lorain nous expliquent tout le travail nécessaire à l’écriture du scénario : « On a rencontré beaucoup de gens, contacté des entraineurs, regroupé le plus d’informations possible puis ensuite procédé par élimination pour savoir quoi conserver…Nous nous sommes aussi beaucoup documenté sur les sportifs et à leur rapport au sport qui est de l’ordre de l’amour/haine »

Si le travail de recherche fut important, il convient de rappeler que La petite Reine n’est pas un Biopic mais bien une histoire, un moment de la vie d’une athlète, où tout finit par basculer : « On ne voulait pas faire un Biopic ou raconter les années de Geneviève Jeanson, on voulait aller capter ce qui était troublant dans son histoire …on voulait aller vers quelque-chose de plus universel, une porte d’entrée par laquelle les gens pourraient se projeter émotivement » diront ensemble les co-scénaristes.

Selon le réalisateur, les mêmes analyses : « L’histoire de Geneviève, ça a l’air d’une histoire de rien, mais elle s’applique à n’importe quel milieu…  le dopage existe dans tous les domaines »

LaPetiteReineBien sûr, il a fallu intégrer ce milieu du sport et Alexis se considère chanceux d’avoir pu travailler avec le monde cycliste (les organisateurs du Tour de France notamment) qui lui a ouvert les bras en France et en Belgique : « il y a eu beaucoup d’écoute, de compréhension, ils ont lu le scénario…et nous ont même dit  nous allons vous aider. Pendant un an, on a travaillé à la Flèche Wallonne pour pouvoir tourner des scènes de fiction pendant la vraie course et après en post-production On avait alors environ 25 caméras… »

Oui l’histoire de Geneviève l’a beaucoup intéressé (il a eu l’occasion de la rencontrer et même de la faire venir à Montréal) ! Mais le but était véritablement de rejoindre un grand public.

Pour cela, il fallait composer avec un bon scénario mais également de très bons acteurs notamment les parents qui s’imposent comme un contrepoids idéal au calvaire de Julie Arseneault.  Pour Josée Deschênes, « il a fallu composer avec des personnages fictifs et non-pas se baser sur des personnages existants ». Très justement, elle ajoute que le personnage de la mère devient quelque-peu « le regard du spectateur qui ne peut pas vraiment intervenir »

Denis Bouchard avoue s’être « abandonné à la vision que le réalisateur avait de ces gens-là » même si le personnage du père a une dureté évidente.

Patrice Robitaille n’a lui pas eu besoin de se documenter pour incarner le personnage de l’entraineur. En effet, en passionné de sport, il connaissait déjà bien l’histoire de Geneviève Jeanson et n’a ressenti « aucun problème a prendre en quelque sorte le rôle du vilain » qu’il juge toutefois un très beau personnage.

Laurence Leboeuf

Pour incarner le personnage principal, Alexis Durand-Brault choisit Laurence Leboeuf (entrevue) pour notre plus grand bonheur

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crédit photos: Les films Séville

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