Gemma Bovery

Quand Anne Fontaine reprend le roman graphique de Posy Simmonds, cela donne une sucrerie délicieuse extrêmement sensuelle et drôle. ♥♥♥♥

Martin est un ex-bobo parisien reconverti plus ou moins volontairement en boulanger d’un village normand. De ses ambitions de jeunesse, il lui reste une forte capacité d’imagination, et une passion toujours vive pour la grande littérature, celle de Gustave Flaubert en particulier. On devine son émoi lorsqu’un couple d’Anglais, aux noms étrangement familiers, vient s’installer dans une fermette du voisinage. Non seulement les nouveaux venus s’appellent Gemma et Charles Bovery, mais encore leurs comportements semblent être inspirés par les héros de Flaubert. Pour le créateur qui sommeille en Martin, l’occasion est trop belle de pétrir – outre sa farine quotidienne – le destin de personnages en chair et en os. Mais la jolie Gemma Bovery, elle, n’a pas lu ses classiques, et entend bien vivre sa propre vie…

Anne Fontaine qui nous avait livré il y a un an l’assez fade Perfect Mothers revient cette année avec une adaptation, celle d’un roman graphique d’une auteur anglaise : Posy Simmonds.

Comme Stephen Frears en 2010 qui adaptait Tamara Drew, celle-ci convoque également la belle actrice anglaise Gemma Arterton face à l’un des monstres de la comédie française : Fabrice Luchini.

Un peu comme Alceste à bicyclette qui osait traiter de littérature cinématographiquement, Gemma Bovery n’est pas une adaptation de Flaubert mais bien une inspiration osant les aller-retours entre l’œuvre littéraire et la fiction cinématographique…. Aussi c’est bien un scénario original sur lequel  la réalisatrice travailla avec Pascal Bonitzer.

Gemma Bovery2

Pour son adaptation, la réalisatrice française trouve la dualité parfaite entre le glamour de son actrice principale (qui étonnement porte le même prénom que son héroïne) et la drôlerie de Luchini…Entre le charme anglais et le cynisme français.

Sans jamais être racoleur ni trop noir, le film est une comédie très réussie (un peu à l’instar de Mon pire cauchemar) qui ravira le spectateur.Il se regarde comme une friandise sucrée, une sorte de bonbon indispensable et réussi aussi à faire tomber dans des élans de romantisme.

 

 

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