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Juste la fin du monde: comment j’ai tué Mommy!

Dolan est volubile, il tombe souvent juste, mais il n’a malheureusement pas encore trouvé la manière de le faire en toute simplicité. On pardonnait à J’ai tué ma mère la naïveté et l’insouciance d’une première œuvre qu’on imputait aux maladresses d’un débutant. Seulement, après 5 films, le risque est de lasser un auditoire qui a peut-être encensé trop vite un réalisateur conforté dans l’image que l’on a de lui. Car malgré des débuts prometteurs, Dolan n’a rien inventé.

La Taularde

Malgré son jeune âge, Audrey Estrougo réalise avec La taularde, son quatrième film sur la condition féminine en milieu carcéral. Elle a bâti une prison où elle s’est elle-même enfermée à coups de clichés plus attendus les uns que les autres. Et c’est bien dommage.

Les cowboys: la chevauchée fanatique d’un père

Moins politisé que son cousin Made in France, Les cowboys surprend par son sens du spectacle et de l’épique, notamment dans l’utilisation des codes du western. On pense, entre autres, à la magnifique scène en contre plongée où Alain et son fils sont poursuivis sur des toits de HLM par des barbus qui s’apparentent ainsi à des Indiens sur leurs collines.

Viva: vivra bien qui vivra le dernier.

Si les tenants et aboutissants du film sont prévisibles, qu’importe le résultat aux vues du parcours plutôt riche en émotions par lequel le réalisateur nous fait passer. Tout est travaillé délicatement, sans forcer le trait, ce qui relève d’un miracle à l’annonce d’un sujet sur le milieu des drag queens. Car derrière le folklore et la légèreté du monde de la nuit, avec ses personnages forts en gueule se cache une toute autre vérité: celle d’une ville aux murs décrépis, à l’instar du visage de Mama, qui abritent un tourisme sexuel débridé.

La tête haute: la détention d’émotions d’un adolescent qui s’est forgé sa propre prison

Avec La tête haute, la réalisatrice nous coupe le souffle d’un direct à l’estomac, à la fois inattendu et réconfortant, car servant d’exutoire. On bouillonne avec le personnage, on endure sa souffrance et on sent chaque montée de colère faire écho à la nôtre. Révélation du dernier Festival de Cannes, le jeune Rod Paradot est arrivé comme une fleur dans le cinéma français et, malgré les épines, la réalisatrice ne prend pas de gants pour nous présenter celui qui restera sûrement l’une des plus belles cueillettes de la Croisette.

Wedding doll: au bout du rouleau

Avec des rêves de jeune adolescente, Hagit ressemble à s’y méprendre à la Carrie de De Palma. Malmenée par son entourage, elle a des accès de colère uniquement lorsqu’elle est confrontée à des situations d’enfermement et d’isolation.