Tel père, tel fils

Avec deux mentions au palmarès du festival de Cannes, on attendait beaucoup du dernier film de Hirokazu Kore-eda, qui, dans ses thématiques habituelles, livre un film touchant et magnifiquement tourné. ♥♥♥♥

Ryota Nonomiya, un homme d’affaire carriériste, est le père d’un gamin de 10 ans. On lui apprend qu’a la naissance de son fils dans un hôpital de province, une infirmière avait interchangé le gamins avec celui celui d’une autre famille.  

Depuis son premier film, Maborosi, Kore-eda est devenu le cinéaste de la famille et de la filiation. Son nouveau film ne fait pas exception à la règle, il brosse en même-temps un portrait amère d’une certaine bourgeoisie qui croit que l’argent permettra à l’enfant d’avoir un avenir plus reluisant. L’échange d’enfant ne s’était pas fait entre deux familles de la même classe social. L’enfant biologique de Nonomiya, interpréta avec brio par Masaharu Fukuyama, fut élevé par Yudai Saiki (Lily Franky) un commercant de la classe moyenne.

Malgré une certaine gravité du sujet, le film de Kore-eda ne tombe jamais dans le pathétique et le réalisateur réussit à créer une constante ambiance douce-amer, la directeur photo, magistralement exécuté par Mikiya Takimoto, joue pour beaucoup dans la balance, de même que les deux jeunes interprètes qui portent une grande partie de la charge émotive sur leurs frêles épaules.

Petit déception: malgré c’est deux prix cannois (Prix du Jury et Mention Spécial au Prix du jury œcuménique), le Japon a plutot choisi The Great Passage de Yuya Ishii (présenté au dernier festival Fantasia) pour le représenter dans la course à l’oscar du meilleur étranger. Mais nous, publique montréalais, réjouissons-nous, puisque le film devrait sortir début 2014 sur nos écrans.

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