Eastern Boys

Fresque sociale ou histoire d’amour irréaliste, Eastern Boys appuie là où cela fait mal ♥♥♥Daniel aborde Marek dans une gare parisienne où ce dernier traine avec sa bande. Il lui propose de le retrouver chez lui le jour suivant. Mais lorsque Daniel ouvre la porte de son appartement le lendemain, il est loin d’imaginer le piège dans lequel il s’apprête à tomber et qui va bouleverser sa vie.

Robin Campillo avait déjà décontenancé son monde il y a dix ans en réalisant « les revenants », film qui a inspiré la série aujourd’hui déjà culte. Il revient cette année avec un nouveau film à son image à savoir une réalisation qui ouvre toujours beaucoup de portes et ne prend jamais le spectateur par la main… Certes c’est poussif au départ sur la mise en place et le chapitrage n’augure que peu de bon… Puis, cela s’installe progressivement et laisse une bien belle fin se dessiner tel une sorte de thriller social.

Olivier Rabourdin (qui est décidément sur tous les fronts depuis Des hommes et des Dieux) apporte le charisme nécessaire au personnage de Daniel qu’on comprendra de moins en moins au fur et à mesure que l’histoire avance.

Le résultat est un ovni au niveau des « revenants » (en plus abouti) qui laissera sans doute de nombreux spectateurs sur leur faim… Mais c’est toutefois une nouvelle proposition artistique qu’il convient de souligner…et qui fut justement primé à Venise (meilleur film dans la catégorie Horizon).

Ouvoir.ca

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