I, Origins

I, Origins, le deuxième long métrage de Mark Cahill, le réalisateur d‘Another Earth, est un drame scientifique de qualité qui n’a peut-être pas sa place dans les sorties cinémas estivales. ♥♥♥♥ 

L’été, c’est la saison des films à gros budget, les trucs de science-fiction, de superhéros. Un distributeur  qui a vu que le film de Mark Cahill flirtait avec la science-fiction, cru bon de sortir le film en été… (sic) Comme Another Earth, film événement de la scène du cinéma indépendant américain en 2009, I, Origins aborde des aspects sciences fictionnels, mais à mille lieux des trucs à la Edge of Tomorrow. Cahill se questionne sur la vie, l’évolution (non pas l’évolution de l’homme au statut de super héros, mais plutôt ce qui vient avant, de l’évolution de l’organisme unicellulaire à l’homme). Sorti maintenant, gageons qu’il fera un bide au box-office, c’est qui est plutôt dommage, parce que le film est fort réussi.

I, Origins nous raconte l’histoire d’un homme, Ian Gray, fasciné par les yeux, il collectionne les photos d’œil des gens qu’il croise et qu’il connait. Scientifique, il croit que le secret de l’évolution de l’homme se cache dans les yeux. Un jour, il tombe sur le charme d’une mystérieuse femme dont ceux les yeux sont découvert. Les jours passent suivant cette rencontre avant que finalement il la retrouve. Un tragique accident viendra mettre une fin «presque» définitive à leur relation. Après le tragique incident, une série d’évènement viendra remettre en question plusieurs choses dans la vie de Ian Gray.  En autre, la possibilité que l’œil soit le berceau de l’âme et que deux humains vivant à des époques différent, mais ayant la biométrie oculaire identique aurait la même âme, il serait la réincarnation l’un de l’autre.

Mark Cahill, ici comme dans Another Earth, se questionne sur le double. Dans Another Earth c’était sur ce que pouvait entraîner la découverte d’une planète en tout point identique à la nôtre, aujourd’hui, est-ce qu’il existerait un humain passé ou futur, qui aurait un iris identique au notre et si c’était le cas, qu’est-ce que cela voudrait «scientifiquement» et «mystiquement» signifier ? Parce que dans sa réflexion, Cahill touche au spirituel, dans une des scènes à la fin du film, Gray a une discussion avec un intervenant social en Inde et parle justement des rapports entre science et religion. En fait cette scène est ce qui empêche, le film d’être un «grand» film. Elle est superflue et prend durant quelques minutes le spectateur pour un imbécile. Tout le film est construit pour nous emmener à cette réflexion, rendu au moment de cette scène, c’est une redite inutile, ça devient limite de la propagande mystique ou pour une théologie quelconque, Cahill tue le sain questionnement pour tenter de nous donner des réponses finalement un peu bête. Heureusement, cela ne gâche pas totalement tout, Micheal Pitt, toujours parfait, et Archie Panjabi, par le jeu sensible, sauve la scène du ridicule.

 

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