L’enfant d’en haut

Des liens familiaux délicats pour ce film proche de l’univers des Dardennes ♥♥♥

Simon, 12 ans, vit seul avec sa sœur Louise, sans parents, dans une vallée industrielle de    Suisse. Tous deux vivent grâce au petit trafic d’équipements de ski de Simon, qui vole le matériel dans la station de ski située en haut de la vallée et le revend ensuite à ses petits voisins ou    à des automobilistes au bord des routes. Louise, qui papillonne d’amant en amant, perd son travail et devient progressivement dépendante de son petit frère, et on apprend peu à peu, dans une    chronique de la petite misère quotidienne, l’histoire compliquée de ce lien familial.

Trois ans après « home », Ursula Meier nous revient avec « l’enfant d’en haut »,  mention spéciale à la dernière Berlinale.

Il convient d’admettre la qualité évidente du troisième long-métrage de la réalisatrice franco-suisses…Le thème est simple mais bien traité… Elle dirige deux jeunes acteurs, le prometteur Kacey Mottet Klein et la lumineuse Lea Seydoux (qui livre ici une performance très nuancée).

La première partie, plus descriptive, est mise en scène de la plus belle manière.

L’enfant-adulte se créée lui-même son propre travail (composé de vols) tel un élément de survie indispensable pour sa sœur et lui…

Si le récit s’essouffle légèrement au milieu, la deuxième partie vient remonter le film avec un  regain d’intérêt important du spectateur.

Avec des faux-airs de film « Dardennes » ce portrait d’une famille malade touche par une    sincérité vraie.

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