Traitement lourdingue d’une accusation de pédophilie ♥♥
 Après un divorce difficile, Lucas, 40 ans, a une nouvelle copine, un nouvel emploi et est sur le pont de renouer des liens avec son fils adolescent, Marcus. Et puis, les choses commencent à mal tourner. Pas beaucoup. Une remarque. Un mensonge. Tandis que la neige se met à tomber et qu’on allume les guirlandes de Noël, ce mensonge se propage comme un virus. Le choc et la méfiance prennent des proportions énormes et la petite communauté succombe à l’hystérie. Lucas doit lutter seul pour sauver sa peau et sa dignité.
Avec des faux-airs de Von Trier, Vinterberg (Festen) nous offre un nouveau film hermétique et peu captivant : Mise en scène réduite au minimum, il semble vouloir capter uniquement la performance de son acteur principal : Mads Mikelsen (prix d’interprétation au festival de Cannes 2012).
Regards froids, non dits et évictions de réelles confrontations, le cinéaste semble vouloir présenter la tension des regards plutôt que les paroles qui sortiraient forcement des tripes. Résultat, l’annonce du « bouleversant » ne prend pas vraiment. En outre, Vinterberg jouant les ellipses au maximum, il place aussi son héro en victime consentante (d’où la ressemblance avec Von Trier et son Dogville) ce qui peut sérieusement agacer : Un acharnement idiot, Despues de Lucia l’avait bien mieux évoqué l’an dernier !
Le comble de l’agacement survient avec les très subtiles métaphores de chasse au cerf pour évoquer la chasse à l’homme. Méchant Vinterberg va !
Les vingt dernières minutes, dans une ambiance moins lourde, sauvent quelque peu le film et apportent toutefois une réflexion bienvenue.

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