Godzilla, version 2014

Gareth Edwards divise notre rédaction avec son remake de Godzilla  ♥½ / ♥♥♥♥♥

POUR/ D’une beauté inouïe, le deuxième long métrage de Gareth Edwards, Godzilla, s’inscrit étrangement dans la continuité de Monsters, la révélation de 2010

Gareth Edwards avait surpris tout le monde en 2010 quand Monsters, un film réalisé avec presque rien, était sorti en salle. Ce film avait aussi charmé Thomas Tull, producteur des films de Christopher Nolan, qui recruta Edwards pour le «reboot» de la fameuse bête. Godzilla versus Monsters, c’est un peu David contre Goliath, le petit film indépendant présenté en catimini au FNC versus la méga-production hollywoodienne, mais pourtant, Godzilla est à la fois l’anti-thèse et la suite logique de Monsters.

Au-delà des monstres, Monsters était un film sur le couple: le couple qui se crée, qui vit les épreuves ensemble et qui s’accouple (une magnifique scène d’accouplement entre deux monstres concluait d’ailleurs le film.)  Une fois qu’il se sont accouplés, les enfants arrivent et ils forment une famille. Godzilla est le film le plus beau et le plus surprenant sur la cellule familiale depuis War of the Worlds de Spielberg. Si chez Spielberg c’est la filiation paternelle qui prime, chez Edwards, c’est la cellule complète: père, mère et enfant.

gareth edwards

Le film d’Edwards commence par l’éclatement d’une unité familiale, Joe Brody travaille avec sa femme, Sandra, dans une centrale nucléaire. Suite à un incident, Mme Brody décède, événement qui troublera l’existence de Joe qui passera sa vie à rechercher des réponses à ses questionnement sur le drame survenu à la centrale, et celle de Ford, leur fils, qui prendra son père pour un fou.

Ford en vieillissant devient à son tour père et fonde un famille avec Elle. Les actions de Ford ne sont motivées que par le besoin de préserver son unité familiale intacte. Les liens tordus avec son père sont également importants, il se détache de son noyaux tissé serré pour aller à sa défense. Une fois le père retrouvé, le film nous raconte que le cheminement émotif que Ford réalisait pour rejoindre son fils et sa femme, il doit surmonter ses ‘démons’, faire la paix avec son passé et avec l’échec de son noyaux familiale. Sur son chemin, il aidera même une famille à rester unie, c’est l’idée même de famille qui est importante à ses yeux, au-delà du fait que se soit la sienne ou celle des autres.

L’incident de la centrale nucléaire qui causa la mort de la mère de Ford fut causé par un monstre pré-historique qui se nourri de substance radioactive. C’est donc le monstre qui détruit sa vie familiale, Ford doit donc faire la paix avec la bête pour être capable de retrouver un semblant de vie normal. Après avoir sauvé l’humanité, Godzilla regagne paisiblement la mer, le ‘King of the Monster’ n’est peut-être pas si mauvais… Ford le comprend et c’est au moment où il en prend conscience qu’il peut retrouver sa famille…

Quand est il des montres? Eux aussi veulent leurs familles. Il y a trois monstres dans Godzilla, la star éponyme elle-même et deux autres créatures de la même espèce, un mâle et une femelle qui ne veulent que se reproduire et pondre des œufs, mais Godzilla et notre valeureux père de famille viendront contrer leur plan.

Si les monstres laissèrent sur notre fin dans Pacific Rim, plus récente superproduction à bestioles également produite par Thomas Tull, Godzilla rassasie. Ils y sont magnifiques et nous les voyons abondamment. Dans l’affrontement finale entre les bêtes, Edwards crée quelque chose d’à la fois terrifiant et d’une beauté sublime, le tout sur fond de San Francisco en ruine.

Laurent Gariepy

CONTRE/ Trop de remake tue le remake.

Après le remake de 1998 réalisé par Roland Emmerich, Gareth Edwards décide de remettre le couvert en réalisant un film assez médiocre !

Pour faire simple, le scénario est quasi inexistant; on assiste à une bataille de monstres durant tout le film, détruisant ville après ville sous les yeux d’américains complétement paumés ne sachant pas ce qui leur arrive. Le film est rempli d’incohérences tellement grosses qu’elles feraient presque rire le spectateur regrettant d’avoir perdu son temps et son argent devant ce film insignifiant. Côté acteur, Bryan Cranston (Malcom/Breaking bad) nous montre une fois de plus son talent en interprétant un scientifique (fou ?) cherchant désespérément à trouver un caractère plausible à toute cette histoire de monstre. Aaron Taylor-Johnson (Kick ass) fait peine à voir est ferait mieux de reprendre quelques cours de théâtre s’il veut s’aventurer dans la « cours des grands » et Juliette Binoche s’est visiblement trompée de plateau.

Bref, malgré les effets spéciaux qui sont, il faut le dire, très correctes, on s’ennuie pendant 2h. Amateur de monstres, passez votre chemin.

Pierre Duvanel

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Un commentaire

  1. 20 mai 2014
    Reply

    j’ai trouvé la direction d’acteurs plutôt mauvaise…
    j’aime beaucoup Aaron Taylor-Johnson mais je le trouve peu convainquant… même Sally Hawkins en contre-emploi semble complètement perdue…
    La palme étant à remettre à la soeur Olson…
    Seule Binoche s’en sort avec ses 3:30…

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