Antiviral

Le culte de la célébrité dans un futur proche comme on en a rarement vu à l’écran ♥♥♥½

La communion des fans avec leurs idoles ne connait plus de limites.

 

Syd March est employé d’une clinique spécialisée dans la vente et l’injection de virus ayant infecté des célébrités. Mais il vend aussi ces échantillons, pour son propre compte, à de puissantes organisations criminelles. Sa méthode pour déjouer les contrôles de la clinique : s’injecter les virus à lui-même…
Mais ce procédé va s’avérer doublement dangereux : porteur du germe mortel ayant contaminé la star Hannah Geist, Syd devient une cible pour les collectionneurs…

 

Brandon Cronenberg ? Le nom vous est forcement familier !

Pour cause, le jeune réalisateur de 32 ans dont c’est ici le premier long métrage, n’est autre que le fils du déjà mythique David Cronenberg.

 

Forcement les comparaisons avec le père seront multiples.

Pourtant …le petit Brandon signe ici un premier film singulier et plus proche de l’univers d’un Aranofsky dans « Requiem for a dream » que d’un « Existenz » (quoique…)

 

Alors quel en est le verdict me direz-vous ? Et bien il est très positif.

 

Le film vaut son pesant de cacahuète essentiellement pour son scénario.

 

Car si le style épuré marque d’une empreinte réelle cet Antiviral, c’est surtout par son histoire qu’il convainc.

Osé, le long métrage captive dès les premières minutes par son aspect clinique, le rouge du sang venant sans cesse coloré le blanc hospitalier…jusqu’à ne plus jamais existé, comme si les cellules rouges s’estompaient au fur et à mesure.

 

L’inspiration d’un tel sujet est en fait venue à Brandon Cronenberg en rêve : « J’étais malade, cloué au lit par une grippe, et j’ai fait un rêve fiévreux à moitié conscient dans lequel j’étais obsédé par l’aspect physique de ma maladie ; comment j’avais dans mon corps et mes cellules quelque chose qui provenait du corps de quelqu’un d’autre, et à quel point il se créait un rapport étrange et intime à partir de là », raconte le jeune cinéaste.

 

Si l’intensité du récit se perd quelque peu au bout d’une heure, l’ensemble demeure toutefois extrêmement dérangeant avec un héro, Syd, prêt à tout tenter pour doubler son employeur dans la diffusion des virus.

 

Le spectateur finit absorbé par l’intensité du film, par son inventivité….

Premier essai complètement réussi pour fiston Cronenberg.

 

 

Ouvoir.ca

Écrit par :

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *