Sans être parfait, un divertissement à haut taux d’hémoglobine qui comble les attente. ♥♥♥

Akikazu, flic déchu psychologiquement instable et particulièrement rancunier, est contacté par son ex. Kanako, leur fille, a disparu. Commence une enquête bien tordue au plus profond d’un monde interdit où violence et mort dictent toutes les lois. Alors que les corps s’accumulent, petit à petit, la lumière se fait sur le passé de Kanako. Attention, la vérité pourrait, maintenant, faire beaucoup de mal…  

Après Confessions qui avait fait beaucoup de bruit lors de sa présentation au FNC, Tetsuya Nakashima récidive cette année avec un ovni ultraviolent qui tient autant de David Cronenberg pour la brutalité des combats que de Takashi Miike pour l’absurdité de l’ensemble. La mise en scène est éclatée et inventive alors que les coupes franches succèdent aux séquences d’animations flottantes. La progression dramatique fonctionne à merveille alors que l’on voit Akikazu s’enfoncer de plus en plus dans un monde sordide sans possibilité de s’en sortir.

On regrettera une finale qui ne finira plus ; comme si après les rebondissements incessants et improbables de l’histoire, Nakashima ne savait plus comment la terminé et la séquence finale nous semblera interminable. On peut également discuter les choix narratif des personnages du récit qui semblent plus ou moins crédibles ou la surdose de violence toutefois propre à ce type de cinéma. Néanmoins, c’est un plaisir coupable ou assumé certains pour peu que l’on puisse endurer une bonne dose d’hémoglobine immorale pendant près de 2h00.

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