The Conjuring

Un film d’épouvante qui convaincra les néophytes mais devrait laisser les connaisseurs sur leur faim.♥♥ 1/2

 À l’automne 1971, dans le Rhode Island, Carolyn et Roger Perron emménagement dans une grande maison éloignée de tout avec leurs cinq filles. Dès le premier jour, d’étranges événements se produisent, laissant croire que la maison est hantée par un esprit démoniaque. Inquiète, Carolyn fait appel à Ed et Lorraine Warren, deux spécialistes des phénomènes paranormaux, qui viennent enquêter sur place. Ils doivent amasser des preuves afin de convaincre le Vatican d’autoriser l’exorcisme de la maison. Alors qu’ils découvrent le passé sordide des anciens habitants de la maison, les filles de la famille Perron sont régulièrement attaquées.

 

Pourquoi changer une recette qui fonctionne à merveille ?

 

James Wan, connu pour sa saga SAW mais aussi plus récemment pour le très réussi Insidious, reprend les commandes d’un nouveau film à suspense dans la même veine que son précédent bébé ou que Sinister (qui disposait de la même équipe de production). Désormais le film de genre peut maintenant se décliner en suspens « visible » à savoir suggérer dans une première partie de film avant de dévoiler les plus terrifiants monstres.

 

 

Mais voilà, à force d’utiliser systématiquement les mêmes techniques, elles finissent par lasser : Prendre un acteur connu (Rose Byrne pour Insidious, Ethan Hawke pour Sinister et ici Lily Tailor) n’est foncièrement pas une mauvaise idée…mais calquer légèrement son scénario sur un de ses précédents films (Insidious en l’occurrence), c’est déjà moins gagnant…Encore plus lorsqu’on reprend son acteur principal (Patrick Wilson) pour effectuer les mêmes genres d’exorcisation…

 

 

 

Niveau narration, nous ne pourrons pas reprocher à James Wan de pasticher Insidious !

Car en effet, c’est là que ce Conjuring prend des risques…plutôt inutiles : Double narration qui se rejoint pour se séparer de nouveau par moment, surenchères d’effets… Le long métrage semble vouloir se démarquer sans y arriver vraiment.

 

On reprochera trop d’invraisemblances à ce nouvel opus… Un énorme bruit ne réveillant personne dans une maison, une lumière d’un couloir allumée sans réveiller une vieille femme qui dort la porte de sa chambre ouverte…

Bref autant de petits bémols qui font de Conjuring un nouvel opus en léger retrait par rapport à ses prédécesseurs.

 

 

Insidious marquait en 2011 l’avènement d’un nouveau style de film de genre (avec le succès que l’on connait), mais passé l’effet de surprise des deux premiers opus, il est toujours plus délicat de se renouveler. Lorsqu’on sait qu’un Insidious II est prévu pour septembre, on se demande cette fois si la sauce valait vraiment la peine d’être étirée…

A voir…

 

 

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