Sunshine boys

Road-movie initiatique – Corée du Sud – Kim Tae-Gon – 85 min. – ♥♥♥½

Sang-won (Sim Hee-Sub), Seung-joon (An Jae-Hong) et Min-wook (Kim Chang-Hwan) sont les meilleurs amis du Secondaire. Après leur diplôme, ils sont rendus à des endroits différents de leur vie; Sang-won est étudiant, Seung-jun étudie une année de plus pour entrer à l’université et Min-wook effectue son service militaire. En 1999, les deux premiers partent retrouver Min-wook dans sa caserne. Seung-jun doit lors de cette visite lui remettre la lettre de rupture de sa petite amie, Esther. Une fois réunis, ils passent une nuit à boire et essayer de trouver le moment de donner cette lettre.

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Dès le début, la musique légère et rafraichissante, le beau travail de prises de vues et le découpage rythmé des séquences, charment le spectateur. Les cassures très intelligemment dispersées, viennent rajouter un aspect comique bienvenu. Le réalisateur (Kim Tae-Gon) emploie un processus très touchant envers le spectateur en l’amenant à connaître ces trois personnages au fur et à mesure qu’eux se retrouvent et réapprennent à se connaître. Les ressorts comiques reposent aussi beaucoup sur les liens entre les trois personnages principaux  : bien que stéréotypés (le sage/calme/romantique, le militaire/impulsif/excité et l’ami fidèle/altruiste et pataud), comme bien souvent dans les comédies asiatiques, l’alchimie entre les acteurs permet aux situations de se dérouler sans accroc. On suit en effet ici ces adulescents, dans leurs liens d’amitié, leurs déconvenues ou encore leur découverte pudique de la sexualité. Leurs états d’âmes doux-amers sont montrés en alternant de manière assez équilibrée moments comiques et d’autres plus dramatiques. Le film s’essouffle malheureusement un peu quand les personnages se posent, avec une scène longue et un peu poussive au Séoul Teahouse. Cette partie est un peu molle et moins rythmée et perd quelque peu le spectateur dans l’exposition des émois sexuels et amoureux. Mais le retour des trois compères vers la caserne redonne au film son rythme, sa fraicheur voire sa candeur du début et le dénouement de la quête se fera de manière très subtile et bien menée.

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