Muppets Most Wanted

Les Muppets ne sont plus ce qu’ils étaient, mais parviennent tout de même à charmer un peu. ♥♥½

Leurs nouvelles péripéties commencent à l’exacte moment  où ce terminait le précédent film de série, le « rebot » de franchise The Muppets en 2011.

Alors que les Muppets sont de nouveaux réunis, un imprésario malhonnête, Dominic Badguy (Rick Gervais), les encourages à partir en tournée mondial. Le premier arrêt, Berlin, donne lieu à l’enlèvement de Kermitt, celui-ci est confondu avec Constantine, le ennemi publique N.1, la grenouille la plus méchante et malhonnête du monde, qui vient de s’évader d’un Goulag. 

Constantine et Dominic sont de connivence, ensemble ils veulent s’approprier les bijoux de la couronne britannique.

Depuis leur renaissance, les Muppets ont changé, elles sont devenus parodique, s’auto-parodiant, mais également toute la culture populaire états-uniennes. Ils sont devenus des héritiers de Mel Brooks, chargeant leurs films le gag référentiel à tout moment. Ici tout passe à la moulinette, de Chorus Line à Mission : Impossion en passant par le Septième Sceau de Bergman, Entrapment,  The Shawshank Redemption et j’en passe… Ce n’est pas toujours drôle et parfaitement réussi, mais cela à certain charme indéniable.

Une pluie de star vienne également y faire leur petit clin d’œil, Tony Bennett, Lady Gaga, Céline Dion, Hugh Bonnevile… Il y a plus de caméo dans Muppets Most Wanted que dans The Grand Budapest Hôtel de Wes Anderson. (En fait, pour savoir si quelqu’un est « hot » aux États-Unis aujourd’hui, il est dans l’un de ces deux films, cela serait moins long de faire la liste des acteurs anglophones qui ne sont pas de leurs génériques que de faire la liste de ceux qui s’y sont). Là où le film des Muppets se distancie de celui de Wes Anderson c’est dans la confrontation direct du comédien avec son statut de caméo humoristique, il y a chez les Muppets une perpétuelle cassure du quatrième mur.

Là où le bât blesse, comme ce fut le cas lors des derniers long-métrages du Studio Disney, Frozen et The Muppets (2011) en particulier, c’est dans les chansons qui ponctuent le film. Si le studio n’a pas encore perdu totalement la main pour la fabrication des films divertissants, il a toutefois perdu celle de créer des immortelles musicales. Le Saving Mr. Banks sorti l’an dernier nous rappelait comment à une certaine époque les frères Sherman créaient une signature musicale au film de Disney, de même avec Jungle Book qui vient de ressortir. La force musical de Jungle Book nous fait complétement oublié les divergences du scénario avec le roman de Kipling, aujourd’hui les chansons sont fade et sans aucun intérêt… Dans le précédant épisode des Muppets, la meilleure chanson du film (The Rainbow Connection) était en fait la reprise d’une chanson datant de leur premier film et c’est encore le cas ici, Together Again est une reprise d’une chanson que les Muppets chantaient déjà dans The Muppet Takes Manhattan. Pourtant le duo à l’origine des chansons de The Muppets (2011) et Muppets Most Wanted, Christophe Beck et Bret McKenzie, est le duo musical musicale que nous avions aimé et découvert au centre de la série-télé musicale Flight of the Conchords, mais tout le coté inventif et la drôlerie qui les caractérisaient à l’époque semblent avoir été complètement évacué à leur entrer chez Disney.

 

 

Ouvoir.ca

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