On dénombre plus de 200 incarnations cinématographiques des personnages de Mary Shelley, I, Frankenstein, écrit et mit en scène par Stuart Beattie d’après la comic book de Kevin Grevioux, loin d’être la meilleur de ces incarnations, ne figure pas non plus dans les pires. ♥♥
Victor Frankenstein crée son monstre, puis celui-ci devenu en quelque sorte immortel ce venge de son créateur en tuant son épouse. Il devient par la suite impliquer dans une guerre éternelle que ce libre les forces du mal, des démons qui ont le leur tête un prince noir interprété par Bill Nighy, excellent comme toujours, et les forces du bien, les gargouilles des cathédrales qui prennent vie, un peu comme dans Le Bossu de Notre-Dame version Disney. Les démons veulent créer une armée de mort-vivant à l’image du célèbre monstre, pour cela ils ont besoin du journal de Frankenstein et de sa créature pour étudier l’extraordinaire réussite.
Disons que de lier cette histoire à l’univers de Frankenstein, c’est un peu un sacrilège en soit, c’est surfé sur la réputation du œuvre célèbre pour créer un univers totalement nouveau. Ici, on est plus dans une parentalité avec la série des Underworld ou de 30 Days of Night, qu’avait scénarisé Stuart Beattie, ou du film Priest de Scott Charles Stewart, Priest, avec des coutumes tout droit sorti de Buffy. Le tout servis dans une esthétique gothico-christique un peu cheap.
Stuart Beattie tire le meilleur de son matériel de base. Le tout est rondement mené, les 90 minutes que durent le film passent en un instant. Les scènes d’actions se succèdent à un rythme effréné et font oublié les scènes un peu nonoche qui les sépares. Il y a un bon dosage, dès qu’une scène plus calme s’étire au peu et que le spectateur pourrait avoir un temps pour réfléchir un peu aux «nombreuses» faiblesses du scénario, Beattie nous sert une scène d’action toujours très bien exécuté. Ce qui prouve qu’il a compris l’un des règles d’or du cinéma d’action, faire en sorte que le spectateur oublie qui regarde un nanar, et en cela, ce film est parfait.

