Frozen [La reine des neiges]

Depuis quelques temps, le studio d’animation de Disney semble au fond du baril. Celui-ci, meilleur que Planes sorti cette été, ne contredit toujours pas cette tendance. ♥♥

Le scène d’ouverture prouve qu’il y a encore du talent chez Disney. Sur un lac gelé, une troupe de grands gaillards taille des blocs de glaces, l’animation est impressionnante, les «prises de vue» sous la glace sont à couper le souffle, le tout accompagné d’une mélodie entrainante. On se dit en soi-même «Disney est de retour». Malheureusement le rythme et la virtuosité ne tiennent pas 15 minutes, on tombe rapidement dans une histoire ennuyeuse qui se conclut par un retournement «inentendu» complétement ridicule.

Dans le royaume d’Arendelle, proche parent d’un pays scandinave, la princesse héritière au trône est frappée d’une malédiction, elle a la glace qui lui sorte des mains. Lorsqu’en jouant avec sa sœur, elle passe proche de la tuer, les parents décident d’enfermer les deux sœurs dans le château les deux jeunes filles et la princesse-héritière s’isole dans sa chambre.

Puis vient le moment où le princesse maudite accède au trône. Pour la première fois depuis des années, les portes du château sont ré-ouvertes. Si la princesse garde ses gants, tout est sous contrôle. Sa jeune sœur rencontre lors de la cérémonie le prince charmant de ses rêves, ce qui donne lieu à l’un des numéros musicaux les plus de risibles de la filmographie entière de Disney, une version humaine et frigorifiée de Can You Feel the Love Tonight de The Lion King, sauf que la musique d’Elton John passe pour chef-d’œuvre a coté de celle de Christophe Beck et son Love is an Open Door. Lorsque la jeune princesse annonce à la nouvelle reine son intention d’épouser l’élu de son cœur, cette dernière, contrariée par la nouvelle, congèle le royaume en entier.

La reine s’enfuit, la princesse court à sa recherche, un marchant de glace aide la princesse dans sa quête. Finalement, la reine congèle le cœur de sa sœur, qui ne peut être sauvée que par un acte du réel amour. Le marchand de glace parcourt les montagnes enneigées pour ramener le princesse mourante auprès de son bien-aimé. Coup de théâtre, ce bien-aimé prince charmant est sur le point de s’emparer du royaume….

Je parlais de revirement de situation complètement ridicule et bien, il est là. Après avoir vu les amoureux se conter fleurette, après avoir vu le prince «charmant» risqué sa vie pour la princesse, celui-ci, telle la sortie du lapin d’un chapeau, annonce qu’il a l’intention de tuer la princesse et la reine maudite et de devenir le roi d’Arendelle. C’est complètement gratuit comme revirement, ça ne fait aucun sens après tout se qu’on a vu auparavant. Certains diront que le film est inspiré du conte d’Anderson The Snow Queen, mais le film, comme chaque fois que les studios Disney adaptent un conte célèbre, modifie énormément la source d’origine. Ces modifications changent la montée dramatique de l’intrigue et rendent le retournement obsolète et sans aucun fondement.

Si le problème n’avait été que dans cette faiblesse scénaristique, cela aurait pu être pardonnable. Cependant, comme à son habitude, les films de Disney sont des films juke-box, une dizaine de chansons ponctue le film. Sauf celle de la séquence d’ouverture, toutes les autres chansons sont d’un ennui extrême. On est loin de la glorieuse époque des frères Sherman et de celle Leigh Harline ou de George Bruns, on n’est plus dans une esthétique de la chanson pop cheap. On a même droit un numéro digne d’un dérivé sans envergure de Mariah Carey, une chanson qui devrait soutenir une séquence magique, la reine recluse en forêt se construit un château de glace (pour cette séquence, même l’animation est sans envergure).

Pour les fêtes, Disney qui a épuisé le filons des Santa Clause avec Tim Allen et de ces chiens de noël (Santa Paws, Santa Buddies, Snow Buddies….), a trouvé une histoire hivernale qui trouvera sûrement son public, mais qui ne passera pas à l’histoire.


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