Guardians of the Galaxy (Les gardiens de la galaxie)

De Star Wars à Star-lord – ♥♥/♥♥♥, les « Guardiens de la galaxie » divisent notre rédaction !

Peter Quill est un aventurier recherché par tous les chasseurs de primes pour avoir volé un mystérieux globe convoité par le puissant Ronan, dont les agissements menacent l’univers tout entier. Lorsqu’il découvre le véritable pouvoir de ce globe et la menace qui pèse sur la galaxie, il conclut une alliance fragile avec quatre aliens que rien ne rassemble : Rocket, un raton laveur fin tireur, Groot, un humanoïde semblable à un arbre, l’énigmatique et mortelle Gamora, et Drax le Destructeur, qui ne rêve que de vengeance.

On nous l’annonçait à grand renfort de publicité depuis quelques mois comme le grand challenge de l’écurie Marvel : le studio devait risquer de lancer une nouvelle saga de personnages jusqu’alors inconnus du grand public. Rassurons-nous tout de suite : le risque était d’emblée minime, Marvel maîtrisant les règles du box-office actuel et les attentes des spectateurs. Pour compenser la méconnaissance des héros, on a choisi deGuardians-affiches acteurs chouchous du public, y compris pour des rôles qui ne nécessitaient pas du tout leur présence, à savoir Bradley Cooper qui prête sa voix à Rocket-racoon, un raton-laveur altéré génétiquement, Vin Diesel qui se contente de 3 mots dans le rôle de l’être végétal Groot ou Josh Brolin qui prépare le développement à venir d’un des plus importants méchants des comics : Thanos. James Gunn mise avec raison sur la désormais incontournable Zoe Saldana, qui campe une Gamora bad-ass, sensuelle et attachante. Le personnage principal de Peter Quill (alias Star-lord) est confié à Chris Pratt, nouveau chouchou de Hollywood, qui fait son possible pour amuser la galerie en jouant constamment sur le décalage et le second degré, en ratant quelque fois sa cible, comme lors de la scène d’introduction où les effets comiques manqués laisse présager une suite difficile. Mais chacun en aura pour ses goûts et le réalisateur rassemble Hollywood dans toute sa diversité, avec dans les seconds rôles : Benicio del Toro (Le collectionneur), Glenn Close (Nova Prime), John C. Reilly (Rhomann Dey), Djimon Hounsou (Korath) ou encore le catcheur star Dave Bautista (Drax le destructeur). On pourra regretter le rôle très restreint des premiers et l’importance que n’aurait pas mérité le dernier, mais il faut voir ce film comme un livre d’image : on propose ici un film d’action galactique, et de l’action vous n’en manquerez pas ! Pour cela et malgré quelques baisses de rythme, la scénariste Nicole Perlman pioche allègrement dans les univers des séries galactiques à succès La guerre des étoiles, Star Trek ou Avatar. Les effets spéciaux, les costumes et le maquillage achèvent de donner au film son attrait et d’en faire un bon divertissement d’été… un divertissement, mais n’en demandez pas plus.

*Benoit Rey*

Guardians of the galaxy

CONTRE: Guardians of Galaxy : D’un ennui profond… ♥♥

Qu’on m’explique une bonne fois pour toute pourquoi Marvel s’évertue à faire des blockbusters musclés au scénario on ne peut plus classique et aux personnages sans grande saveur ?

Déjà, le précédent Iron Man m’avait prodigieusement agacé ! Avec ces Guardians of Galaxy, c’est un ennui profond qui est venu m’accompagner durant deux heures durant…Passons rapidement sur le rétro-pop qui plane sur tout le film…ce n’est qu’un choix artistique mignonet mais qui ne relève finalement pas d’une si grosse importance pour le récit.

Commençons par la présentation des protagonistes (rappelons que pour tout bon début de saga, les personnages doivent être présentés progressivement pour habituer le spectateur et introduire une intrigue qui l’intéressera… ou pas) : Ici, elle est faite de la même manière que tout le film à savoir de façon humoristique… présentant le catcher Dave Bautista comme un abruti, Bradley Cooper comme un raton-laveur taré et surexcité et l’anti-héros Chris Pratt comme un enfant ayant mal digéré la fin des 80’s… Le problème c’est que c’est assez déséquilibré… et aucun n’est vraiment charismatique….

S’en suivent alors des scènes de baston où le monde est sauvé une fois deux fois trois fois…adjugé vendu pour cette « bande de cons » qui évolue devant des fonds d’écrans merveilleux. La palme revenant à un scénario systématiquement identique d’un film à l’autre (un méchant prêt à détruire le monde pour peu qu’il réussisse à se procurer le « cinquième élément », oups, une boule capable de faire sauter la galaxie)

On regrettera les acteurs prétextes sous-utilisés (Glenn Close, Benicio Del Toro, John C.Reilly) qui semblent n’être qu’un gage de qualité…et également ce sentimentalisme primaire qui tourne autour des vingt dernières minutes et finit par puiser dans l’intime…Je ne sais pas vous…mais moi lorsqu’on a passé une heure trente à essayer de vous faire croire que la science-fiction peut paraitre réelle, j’ai un peu de mal à avaler la pilule de « la cellule familiale est celle qu’on se choisit au travers ses amis »…C’est sirupeux, bateau, pathos…Bref, cela devrait plaire à tout le monde … comme à peu près toute la planète qui a couru dernièrement voir les explosions d’une certaines bande de robots républicains…

Résultat, on tire beaucoup plus vers le popu que vers des blockbusters intelligents type X-men !

Dommage

*Syril Tiar*

Ouvoir.ca

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