Jack et la mécanique du coeur

Ça manque un peu de coeur… – ♥♥½

Jack naît le jour le plus froid du monde et son cœur en reste gelé. Le Docteur Madeleine le sauve en remplaçant son cœur défectueux par une horloge mécanique. Il ne pourra survivre qu’en respectant 3 lois: ne pas toucher à ses aiguilles, maîtriser sa colère et surtout ne jamais tomber amoureux. Sa rencontre avec Miss Acacia, une petite chanteuse de rue, va le forcer à remettre en cause ses principes pour se confronter au monde et à risquer l’amour.

jack-et-la-mecanique-du-coeur-afficheEn adaptant son livre avec l’aide de Stéphane Berla, Mathias Malzieu essaie trop fort de bien faire. On voit et ressent trop l’envie de se rapprocher de l’univers visuel de Tim Burton, mais au-delà du foutraque, de l’excentrique et du délirant, les deux réalisateurs ne maîtrisent pas le rythme et le tragi-comique qui ont fait le succès de leur modèle. Comme celui-ci avait échoué dans sa tiède tentative de tragi-comédie musicale Sweeney-Todd, l’adaptation en image des musiques de Dionysos est très inégale, voire parfois un peu ridicule.

Le pari de ce genre de films est d’arriver à plaire aux enfants comme aux parents. Le début est assez bien réussi avec une animation vibrante de détails amusants et touchants, mais trop sombre pour les plus jeunes et trop naïf et simplet pour les plus grands, il manque ses cibles. De même, l’imagination s’essouffle et se répète assez rapidement. Néanmoins, le long-métrage reste de fonne facture formelle et est dans l’ensemble attachant et original dans l’animation française. La présence au casting voix de Jean Rochefort en Georges Méliès est une vraie réussite et on prend beaucoup de plaisir à l’entendre cabotiner tout comme de réentendre Alain Bashung en Jack l’éventreur. Toutes les doublures ne sont malheureusement pas du même acabit et Olivia Ruiz en Miss Acacia montre les fortes limites de «comédienne» d’une chanteuse de grand talent.

Vous aimerez aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.