The Gunman

The Gunman est film d’action musclé et captivant, mais qui ne passera certainement pas à l’histoire.♥♥♥

Pierre Morel, l’un des membres de l’écurie Luc Besson, c’est le type qui est aussi à l’origine de la transformation de Liam Neeson en «action hero» avec son Taken. Est-ce qu’il veut arriver, à l’image de Liam Neeson, redonner un souffle à la carrière de Sean Penn? Parce que dans les dernières années, il faut l’avouer M. Penn c’était fait plus discret.

Terrier (Sean Penn) est membre d’un commando spécial déployé au Congo. Son groupe reçoit l’ordre de tuer l’un des leaders politiques du pays. Des années plus tard, Terrier, qui a refait sa vie, reçoit la visite de deux mercenaires venus l’éliminer. Il comprendra rapidement que les deux événements sont liés.

Le film se donne des allures de thrillers politiques. La question du rôle des compagnies dans des conflits locaux et du néo-colonialisme économique fait figure de toile de fond. Malheureusement, ces questions ne forment rien de très développer, cela n’est au final qu’un ramassis de clichés. Pierre Morel n’est ni Sydney Pollack, ni Alan J. Pakula, ni Mathieu Kassovitz (on se souvient que son Banlieue 13 n’avait rien à voir avec La Haine), cependant Morel excelle dans les séquences d’actions et heureusement, puisque sur les 115 minutes que durent le film, on peut facilement compter près d’une demi-douzaine de belles scènes d’actions que les amateurs du genres seront grandement appréciées. Une en particulier au cours duquel Terrier doit retourner, alors qu’il est poursuivi, à sa chambre d’hôtel, cette scène est fait de suspense, de temps morts et d’une brillante utilisation du montage, elle expose la talent de Morel. Elle détonne d’autant plus qu’elle succède une scène d’action plus traditionnelle fait de Pow-Pow. Morel nous montre ainsi qu’il est aussi à son aise dans de l’action pure que dans le suspense.

Au-delà des questions politiques faites de lieux-communs, il y a l’exposition d’une étrange maladie dont souffre Terrier qui vient terriblement ternir l’ensemble. Cela n’ajoute rien de vraiment passionnant à l’histoire, cela alourdit le récit et son rythme. Ce n’est pas sans rappeler la maladie de Kevin Costner dans 3 Days To Kil sorti l’an passé (film dont le scénario était de Luc Besson!) Ici le scénario est adapté d’un roman de JP Manchette, La Position du tireur Couché, un roman qui avait déjà été porté à l’écran en 1982 par Robin Davis et Alain Delon avec ce dernier dans le rôle que tient aujourd’hui Sean Penn.

 

 

Ouvoir.ca

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