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Love & Mercy

Love & Mercy : Faux-biopic en deux parties dont une ratée ♥

Les Beach Boys n’ont jamais été aussi populaires et leur leader veut révolutionner la musique et dépasser les Beatles sur le plan créatif. Malgré les membres du groupe qui trouvent le projet trop original, Brian Wilson s’entête à fignoler l’album Pet Sounds, ce qui provoque son lot de conflits pendant les séances d’enregistrement. Quelques décennies plus tard, divorcé et fortement médicamenté par un docteur envahissant, Brian Wilson retrouve le bonheur grâce à l’amour d’une vendeuse de voitures. Ensemble, ils pourront peut-être vaincre les démons qui hantent le chanteur depuis sa tendre enfance.

Attention, biopic plutôt atypique et peu facile d’accès !

Quand certains sont ratés scénaristiquement parlant (The Ironlady, Diana, Grace de Monaco…), d’autres pêchent par excès de zèle et trop grande démarche artistique. C’est le cas de Love & Mercy qui présente deux périodes de la vie de Brian Wilson : Une au cœur du succès des Beach Boys et une après la chute (et après être resté 3 ans au lit) et donc en pleine dépression.

Est-ce que le film s’adresse uniquement aux amateurs de la musique et de la vie de Brian Wilson? Peut-être pas, toujours est-il que les aspects éclatés du récit de la partie primaire restent beaucoup trop flous pour concrètement placer le récit. Pire, cela perd leur spectateur par manque de cohérence voir agace à force de tourner en rond : Certes, retranscrire la folie d’un créateur peut s’avérer délicat mais elle est ici plutôt mal exposée et sans évolution concrète. En outre, la mise en scène tend à essayer de suivre les périodes de folie du personnage principal sans cohérence artistique.

La partie secondaire, la plus récente, est, elle, plus réussie à défaut d’être vraiment intéressante. Le duo que forment Elizabeth Banks et John Cusack fonctionne…Mieux, la jolie blonde désormais internationalement connue pour son rôle de Effie dans la saga Hunger Games, crève littéralement l’écran avec sa coupe années 70 façon Charlie’s Angels.

Malheureusement cette seconde partie de Love & Mercy ne parvient jamais à éclipser la première.

Bill Pohlad (producteur de 12 years a slave) tenait ici un pari intéressant. A vouloir créer artistiquement, le néoréalisateur aurait dû, sans doute, être plus conseillé en production et en montage.

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