Geronimo

La tragédie de Roméo et Juliette revisité par Tony Gatlif ♥♥♥♥

Roméo c’est lui, David Murgia, acteur belge remarqué dans La tête la première. Juliette c’est elle, Nailia Harzoune , naturelle, belle et aux faux-airs de Rachida Brakni.

Ils s’aiment d’un amour simple, pur.Le problème c’est qu’elle est promise à un mariage forcé…et qu’il l’emmène loin le jour de son mariage…  Dans la cité où vivent Capulets et Montaigus depuis des années, c’est une montée de haine qui s’en vient alors.

Mais heureusement, Geronimo, l’éducatrice veille au grain.

Avec ce pitch quelque peu réadapté du scénario de Tony Gatlif, vous détiendrez l’essence de son dix-septième film. Pourtant, au delà de ce symbole, le réalisateur franco-algérien imprime ici une marque, une signature si profonde qu’il sera difficile de contempler Geronimo autrement que par ses tableaux lourds de sens.

Certes, Géronimo est un film mais c’est surtout son personnage principal: Céline Salette, qui a revêtu pour l’occasion son costume d’éducatrice et qui, face aux bandes familiales ayant décidé de s’entretuer, fait preuve d’un aplomb nécessaire.

Le film commence avec elle (son travail d’éduc avec une bande de mineurs) et la suivra en filigrane tout au long de cette tragédie familiale opposant deux familles aux origines différentes :  Imaginez les Montaigu et les Capulets prêts à en venir aux mains et se mettant à danser tel un rite d’intimidation… avec toujours très proche Géronimo qui contemple la scène…prêt à bondir au moindre débordement.

Forcement, comme souvent chez Gatlif, rien ne semble réel durant ces scènes et avant de s’entretuer, il y aura plusieurs parades artistiques et sportives.

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Et il faut savoir que les tableaux de Geronimo passent par la chorégraphie mais aussi par la musique; le réalisateur ayant utilisé la technique du « Mickeymousing » pour rythmer les scènes de bagarres. Équipés d’une oreillette, les acteurs suivirent le rythme de la musique pour faire leurs mouvements.

Aux scènes naturalistes du travail d’éducateur se mêlent idéalement les tableaux pleins d’énergie. Qu’importe le scénario, qu’importe si la structure même d’un récit semble parfois oublié, ce film est avant tout une œuvre d’artiste qui


Bande-annonce « GERONIMO » (sortie le 15 octobre) par RhoneAlpesCinema

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