Dans la maison

Le Ozon 2012 : Un très grand cru ! ♥♥♥♥½

Un garçon de 16 ans s’immisce dans la maison d’un élève de sa classe, et en fait le récit dans ses rédactions à son professeur    de français. Ce dernier, face à cet élève doué et différent, reprend goût à l’enseignement, mais cette intrusion va déclencher une série d’événements incontrôlables.  

Comment François Ozon a-t’il réussi, en quelques années, à se rendre aussi indispensable au cinéma français ? Comment fait-il    pour, capter autant l’attention ? Sans doute car il combine un ensemble de qualités qui font de lui un grand réalisateur … Scénario élaboré (adaptation d’une pièce de théâtre espagnole,  Le garçon du dernier rang ) écriture soignée, esthétisme exacerbé, humour et modernité… François Ozon c’est un peu notre Pedro Almodovar français, un réalisateur amoureux de ses histoires, de ses personnages et de ses acteurs !

Dans son petit dernier, « Dans la Maison », nous suivons les pérégrinations d’un jeune écolier qui analyse au travers  ses cours de rédactions avec son professeur de français son intégration au sein de la maison de son meilleur ami !

Sur le papier rien d’autre que du très ordinaire. Mais la réussite d’Ozon réside en une combinaison d’éléments qui rendent le film indispensable : Des acteurs formidables, un scénario malin et une écriture des personnages brillantes ! Quel plaisir de voir Kristin Scott Thomas en galeriste d’art formant un couple de cinéma étincelant avec Fabrice Luchini, Denis Ménochet (très bon) en bidochon et Yolande Moreau doublement drôle… : Un film qui charme, qui surprend…qui place le spectateur, à l’instar de Luchini dans une position de voyeur…

La mise en scène est rythmée et drôle à souhait et la musique qui l’accompagne (Philippe Rombi impérial) compose une partition très à propos !

Alors que manque-t-il à « Dans la maison » ?

Si François Ozon livre une copie parfaite, que peut-on reprocher ?

Un manque de défauts justement ? Quelques lacunes dans la mise en scène qui rendraient le tout moins parfait, moins visuellement travaillé… Le roi Ozon compose une histoire si travaillée et à l’esthétisme si important que le spectateur peut ne se sentir que pion…comme manipulé et en en ayant pleinement    conscience…

Après avoir rendu hommage au théâtre (Huit Femmes), à la musique kitch (Potiche) Ozon rend cette fois-ci hommage à la littérature : Brillant !

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