On l’annonçait comme le thriller français de l’année…Pourtant il manque comme un je-ne-sais-quoi à Gibraltar pour frapper fort ! Cela reste une bien belle réalisation toutefois. ♥♥♥½
« Toujours mentir. Jamais trahir. »
Afin de mettre sa famille à l’abri du besoin, Marc Duval, un français expatrié à Gibraltar, devient agent d’infiltration pour le compte des douanes françaises.
De petits trafics en cargaisons troubles, il gagne progressivement la confiance de Claudio Lanfredi, un puissant importateur de cocaïne associé aux cartels Colombiens. Cette immersion en eau profonde dans l’univers des narcotrafiquants lui fait courir des risques de plus en plus importants. Mais à mesure que Marc gravit les échelons du cartel, il découvre aussi le luxe et l’argent facile…
Gibraltar, c’est l’histoire de Marc Fiévet, qui travailla pour le compte des autorités douanières françaises et publia en 2003 « l’aviseur » après avoir passé dix ans en prison. Abdel Raouf Dafri, scénariste de Mesrine et Un Prophète repris les bases de son récit pour en faire un scénario à la hauteur de celui qui fut trahi par les autorités pour lesquelles il avait travaillé.
Gibraltar est aussi un joli polar français. Certes la réalisation est belle depuis la direction technique (y compris post-production) jusqu’à la direction artistique…L’aspect rouillé et cuivré donne une réelle atmosphère et la reconstitution d’époque est à couper le souffle. Pour cela, Julien Leclercq avoue s’être grandement inspiré des imageries des années 70. Ajoutons à cela la superbe musique de Clinton Shorter (District 9) et Gilles Lelouch, l’acteur à tout faire, qui tient dignement son rôle tout comme Tahar Rahim très exposé cette année 2013.
Pourtant il manquerait comme un danger de plus, le grain de sable qui avait fait le succès de Traffic…pour crier au génie.
Mais cela reste un très beau thriller français !
A noter les 10 dernières minutes tournées devant le bâtiment Sunlife à Montréal



