Avant-première des Beaux jours à Montréal

Lundi soir avait lieu à l’Exentris l’avant-première des Beaux Jours, nouveau long-métrage de la réalisatrice française Marion Vernoux et avec Fanny Ardant. L’occasion pour nous d’échanger quelques mots avec elle

Syril Tiar : Bonjour Marion, après la station de ski (pour A boire) et le Paris de Reines d’un jour, vous choisissez aujourd’hui le décor de la côte du Nord de la France. Vos localités prennent une part importante dans vos films

Marion Vernoux : Un metteur en scène passe le plus gros de son temps de travail entre quatre murs donc autant voyager un peu lors du tournage

ST : Mais cela devient presque un personnage à part entière…

MV : Le roman que j’ai adapté se passait à Cherbourg…Les parapluies avaient déjà été faits et je ne pense pas être à la hauteur…(rires) Je savais qu’il fallait que cela soit une ville de bord de mer et où il y aurait une présence industrielle avec une aire post-industrielle, des marées qui rythment le film…

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ST : Par opposition à vos autres personnages féminins, le personnage de Caroline est peut-être moins extravertie que les autres…Etait-là la raison de votre choix pour Fanny Ardant?

MV : Le personnage est en effet moins extraverti, moins dans le conflit. J’avais envie d’un personnage qui soit plus libre ayant un certain recul sur lui-même. Le point commun avec mes autres personnages féminins serait donc l’ironie….Caroline c’est surtout un personnage qui n’a pas de complexe avec sa séduction, en paix avec lui-même.

ST : A l’instar de Catherine Corsini, l’adultère est un thème récurent chez vous (Love etc, Reines d’un jour, Les beaux jours), est-ce la thématique qui vous préoccupe le plus dans ce que vous voulez traiter au cinéma ?

MV : Il y a beaucoup d’autres choses qui m’intéressent mais c’est un peu une fatalité car le thème de la culpabilité m’intéresse tout comme la clandestinité. Cela crée des situations dramatiques fortes.

ST : Vous semblez vouloir sublimer la femme dans ses choix les plus profonds… tout comme le décors…

MV : Quand on fait du cinéma, on vous offre un jouet extrêmement cher donc forcement on n’a pas envie de rester à raz du sol avec. On a envie que les choses s’élèvent! 

Pour Cinemaniak: Syril Tiar & Ludovic Feret

 

Ouvoir.ca

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