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Gabriel and the mountain: le tombeau d’un mariole

Dès les premières minutes du film, le réalisateur ne joue pas sur l’attachement du spectateur au personnage principal, balayant tout effet de suspense inopportun. Présageant une fatalité inexorable, la caméra en plongée suit deux hommes fauchant des herbes jusqu’à la découverte de la dépouille de Gabriel. Il est là, inerte, le corps lové sous une roche, dans un linceul bucolique que la nature vient rendre apaisant. Pendant un instant, Gabriel ne court plus après le temps. C’est dans ce seul plan emprunt de poésie que se dessine sous nos yeux toute l’affection du metteur en scène pour son ami.

Retour en Bourgogne: le coeur a ses raisins

Avec Retour en Bourgogne, Cédric Klapisch perd l’ivresse et la fraîcheur de certaines de ses œuvres mais réussit cependant à transmettre, une fois n’est pas coutume, sa philanthropie contagieuse avec toute la bonhomie qui le caractérise.  Loin d’être un vin de table indigeste, cette cuvée 2017  libère un doux parfum de nostalgie qui reste en bouche longtemps après avoir quitté la salle. Comme Ni pour, ni contre (bien au contraire), il faudra sans doute laisser vieillir ce dernier cru pour en apprécier tous les arômes qui parfois se retrouvent simplement prisonniers de leurs promesses.

I, Daniel Blake: J’accuse!

Sans atteindre l’impact psychologique de Family life ou la force des invectives dans Sweet sixteen, I, Daniel Blake n’en demeure pas moins une œuvre cohérente dans la longue filmographie engagée du Britannique.

entrevue avec Philippe Lioret

Le 9 novembre dernier, à l’occasion de la 22ème édition du Festival Cinemania, nous avons rencontré Philippe Lioret venu présenter son nouveau film, Le fils de Jean, accompagné de l’équipe franco-québécoise composée de Pierre Deladonchamps, Gabriel Arcand, Marie-Thérèse Fortin, Patrick Hivon, Pierre-Yves Cardinal et Catherine de Léan.

Le ciel attendra: qu’en est-il des autres?

Sans chercher à faire de compromis, entre audace et doigté, la réalisatrice lève le voile sur une génération esseulée, plongée dans l’obscurantisme. Premier film à vraiment prendre la radicalisation à bras le corps, elle braque sa caméra sur ces jeunes femmes et démantèle intelligemment les ramifications du phénomène afin de mieux les analyser et de nous les expliquer au moyen d’un montage alterné qui joue sur les nerfs du spectateur, à la fois impuissant et outré. Le ciel attendra un jour, deux mois peut-être ou quelques années, avec l’espoir qu’elles puissent réapprendre à (s’)aimer.