1er Amour

Réalisation québécoise pouvant créer chez le spectateur un malaise certain, ce long métrage pêche par manque de subtilité et de style.  ♥

Le temps d’un été sur une île du fleuve, pendant qu’Anna s’amuse à séduire, Antoine connait les premiers frissons de l’amour. Détresse, désir et obsession se succèdent, jusqu’à ce qu’un terrible secret change leur vie à jamais.

Voici un film apparemment anodin qu’on pourrait croire familial et qui finalement s’avère un risque énorme pour le réalisateur Guillaume Sylvestre dont le documentaire « Dur à Cuire » avait été présenté au FNC .

Passé la présentation du contexte d’une quarantaine de minutes, plutôt classique, s’installe une histoire mignonnette aux faux-airs de Frisson des collines.

Mais après une fausse piste importante, intervient le coups de point capable de faire basculer le film.

Le film embarque alors dans un jeu du chat et de la souris entre le spectateur et son personnage principal.

Malheureusement, la caméra de Sylvestre capte trop souvent des instants qui manquent de subtilité ou de naturel…à l’image de ce regard de Benoit Gouin qui dure aisément cinq secondes face à son fils…ou d’une scène intime qui manque étonnement de spontanéité.

Le film finit ensuite mi figue mi raisin sur la même image de fin que Despues de Lucia

Il conviendra de louer le désir de Sylvestre de proposer quelque chose…mais ses choix de direction d’acteurs s’avèrent souvent incompréhensibles et son style n’est peut-être pas encore assez prononcé (sans parler de la musique classique incarnant à elle seule tout un symbole)

Enfin, la lenteur du scénario peine à capter l’attention du spectateur… Une mauvaise première fiction à mon sens!

Ouvoir.ca

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