Before Midnight

Que beaucoup se réjouissent, les amoureux des « Before Sunrise » ((1995) et « Before Sunset » (2004) sont de retour dans un troisième volet présenté cette année au festival Sundance.  ♥♥

Malheureusement, Jesse et Céline alias Ethan Hawke et Julie Delpy ne devraient ravir que les fan de la première heure tant ce nouveau tome se met peu au niveau du tout venant.

Dommage

SYNOPSIS

Céline et Jesse passent des vacances en Grèce avec leurs filles. Le monde des    émotions est toujours leur sujet de conversation favori, mais c’est leur propre relation qui est à présent mise à l’épreuve.

Hier encore, ils avaient ving-ans…ou trente et passaient, le temps d’un week-end à Venise ou Paris, les instants les plus importants de leur jeune existence. Aujourd’hui dans la quarantaine, Céline et Jesse ont trois enfants…et des problématiques de couples dans la crise de la quarantaine…forcement    !

Indépendamment de l’empathie créée par nos protagonistes, « Before Midnight » est, de prime abord, plutôt pénible à regarder : En effet, le spectateur qui ne dispose pas du passif des rencontres du couple pourra trouver plutôt prétentieux les bavardages dont bénéficie ce troisième    volet.

Pire, avec un œil extérieur, c’est une absence certaine de scénario que l’on pourra déceler dans ce nouveau long    métrage.

Au programme, balades, diners et balades…durant lesquels on refait le monde, défait les relations…bref, un    café philo en moins bien…

Ca gambade en questionnant de l’amour, ça remet en question les changements du couple….

Bref…pour le spectateur à l’oeil neuf, rien de très exaltant (si ce n’est la fin quelque-peu    dramatique)

Car le début du film est lent et pesant…sous ce soleil grec… même parfois un peu paresseux

C’est mou, intellectualisé (trop) et manquant cruellement d’intrigue…

Ouf la seconde partie, plus intrusive, amène finalement des questionnements plus intéressants.

L’écriture de Hawke et Delpy, bien que profondément européenne, se relève finalement attachante.

Si Hawke se verrait bien faire ce type de projet celui de sa vie, il faudrait toutefois tenter d’apporter plus de piquant à leur histoire. Le réalisateur Linklater les retrouvant tous les neuf ans, c’est quelque-chose d’aisément faisable au niveau de l’écriture.

Dans le même genre, Certified Copy de Kiarostamy faisait toutefois beaucoup mieux balançant constamment entre le jeu et la réalité.

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