Un très joli Claude Miller (tourné avant son Thérèse) pour clore une filmographie de très bonne qualité….De la subtilité et du caractère qui n’est pas sans rappeler son joli  « Betty Fisher et autres histoires »  ♥♥♥♥
Une vidéaste française traverse le Canada à bord d’un train d’Est en Ouest sous la    neige. Ce voyage l’amène à rencontrer la dernière compagne de son ex mari, show man internationalement connu, aujourd’hui disparu. Chacune des deux femmes va essayer de comprendre comment  “l’homme de leur vie” a aimé et vécu avec l’autre. Voyez comme ils dansent…
Louons d’abord l’adaptation du scénario, idéale, qui présente une histoire aux ressorts narratifs forts intéressants. Entremêlant différents niveaux temporels, le récit est d’une modernité qui capte directement l’attention.
La construction des personnages est également l’un des très bons éléments du film : Lise (Marina Hands) mais également Alex (Maya Sansa vu dernièrement dans Alceste à bicyclette) sont deux personnages féminins extrêmement bien écrits et dont la subtilité viendra ponctuer et conclure le récit de manière idéale.
Car Miller film les réminiscences du passé, les rancœurs qui perdurent et qui laissent des traces; à ce titre, Lise est sarcastique et cynique à souhait, ce qui permet au spectateur de s’attacher à ce personnage qui demeure, sinon sympathique, au moins fortement empathique.
L’une des réussites du film est d’ailleurs de présenter ce personnage comme une désillusionnée de la    vie…
Face à elle, Maya Sansa campe une nouvelle femme sobre et qui semble tolérer le personnage de Marina Hands. Leurs personnalités se complètent avec facilité.
Si le film prend certaines libertés (notamment sur la coïncidence de l’accident de train) et que sa fin est plus convenue, le tout est un très beau film franco-canadien.

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