Trance

Nouveau film sous ecsta de Dany Boyle ♥♥½

Commissaire-priseur expert dans les œuvres d’art, Simon se fait le complice du gang de Franck pour voler un tableau d’une valeur de plusieurs millions de dollars. Dans le feu de l’action, Simon reçoit un violent coup sur la tête. À son réveil, il n’a plus aucun souvenir de l’endroit où il a caché le tableau. Ni les menaces ni la torture ne lui feront retrouver la mémoire. Franck engage alors une spécialiste de l’hypnose pour tenter de découvrir la réponse dans les méandres de l’esprit de Simon…

Depuis qu’il a touché au graal de l’oscar pour son Slumdog Millionaire, Danny Boyle semble non seulement vouloir prendre son pied en filmant des histoires abracadabrantesques mais surtout utiliser les effets relatifs à la photo partout où il ne faut pas et surtout en surnombre.

Car avec un scénario aussi alambiqué que celui de Trance, un peu de simplicité visuelle aurait sans doute aidé le film. Au lieu de cela, Boyle en rajoute inutilement sur la fin de son film (que celui qui a déjà vu une autoroute rouge lève la main) de la même manière qu’il avait terminé sa plage

Car ce qui, au départ, partait d’une idée intéressante, se fourvoie finalement dans ces effets de style. James McAvoy (X-Men) reprend un rôle laissé vacant par McGregor : Celui du mec qui a le don pour se mettre dans le pétrin ! Pourtant, l’époque Transpotting semble bien loin (même si Boyle avoue travailler sur sa suite pour 2016) : Fraicheur et réalisme manquent indéniablement pour ce Trance qui finit par tourner au vidéoclip…

Alors oui, comme souvent, le spectateur en prend plein la vue, mais il se perd surtout dans les méandres d’un scénario pourtant intéressant et monté à l’envers. On sent que le réalisateur anglais (intronisé star depuis ses huit oscars de 2009) cherche à impressionner plutôt qu’à convaincre alors que beaucoup plus de légèreté aurait permis de composer une partition bien plus accessible.

Seule consolation, comme tous les Boyle, la chanson titre « Here it comes » d’Emeli Sandé.

Ouvoir.ca

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