On voulait tout casser: Et s’ils avaient vraiment raté leur vie ?

On voulait tout casser ou la comédie dramatique façon Les petits mouchoirs : Un brun bancale ! ♥

Cinq amis depuis plus de trente ans, ayant renoncé depuis longtemps à leurs rêves d’adolescents, découvrent un beau jour que le plus assagi de la bande plaque tout pour faire son tour du monde en bateau. En comprenant ce que cache cette décision soudaine, cela réveille leurs plus vieux rêves… Où sont passés leurs 20 ans… Ceux de l’époque où ils voulaient tout casser.

Des films de potes, il y en a des dizaines…Depuis quelques temps on en voyait moins dans le paysage cinématographique français. Donc dans le genre du Cœur des Hommes, voici donc On voulait tout casser, comédie dramatique inoffensive qui s’oubliera sitôt le film terminé. Le réalisateur, Philippe Guillard, habituellement scénariste des films de Fabien Onteniente et dont c’est ici le second long métrage reste fidèle à ses convictions et une écriture à mi-chemin entre le mièvre et l’humour légèrement lourdingue. Si son premier film, le Fils à Jo, avait réussi un box-office inespéré…cela ne sera pas le cas de ce second qui, sans faire de mal à une mouche, ne s’est pas démarqué, faute à un mélange des genres plutôt raté.

On voulait tout casser

Mais on sent toutefois que Guillard souhaite se démarquer d’un certain nombre d’autres films de potes (il y a cinq personnages, de la musique country folk en veux-tu en voilà), c’est rarement pour le meilleur tant ses personnages sont caricaturaux et le tout bancal…

Car à trop vouloir suivre ses cinq joyeux lurons, il ne réussit jamais vraiment ni à les rendre attachants ni intéressants. Mais réussir une comédie est une épreuve et une comédie dramatique encore plus. Existe-t-il des recettes ?

Peut-être pas…Toutefois, on sent que la narration n’est pas très aboutie et que le cinéaste se cache un peu trop derrière ses acteurs et sur une musique trop présente pour effectuer les transitions…sans parler des personnages féminins qui sont tous, sans exception, cantonnés à des faire-valoir.

Aucun plaisir de retrouver Charles Berling ou Benoit Magimel. Aucun plaisir pour un essai qui aurait pu rester télévisé

Écrit par :

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *