Portrait dramatique d’un homme au bout du rouleau… Sincère ! ♥♥♥

Pierre Leduc enseigne la littérature à l’université, mais il vient de tout abandonner pour se consacrer à la traduction de poèmes du Polonais Edward Stachura. Il vend petit à petit ses livres et s’isole pour travailler. Son père, un riche chef d’entreprise, lui annonce qu’il va bientôt mourir et qu’il lui laissera en héritage plus de 50 millions $. Pierre souhaite refuser l’héritage car il juge que cet argent n’a pas été acquis honnêtement. Un jour, il apprend qu’il a une fille de 13 ans, Adèle. L’adolescente le retrouve et souhaite apprendre à connaître son père.

 

Monocorde !

Si ce long métrage était une musique, nous pourrions la définir comme telle !

 

« Tout ce que tu possèdes » est une sorte de prolongation du vendeur et de Marécages, comme digne successeur d’une lignée de film d’auteurs ancrés dans une certaine réalité. Présenté comme un film coups de poing, le nouveau long de Bernard Émond s’avère finalement moins mélo qu’il n’en a l’air.

Certes le côté dépressif du héro principal demande d’être de bonne humeur au moment de l’apprivoiser, mais son côté dépouillé (retour à son histoire, à sa terre, à ses racines) peut ne pas toucher en bout de ligne.

En outre, il convient de rappeler que la thématique de la chute de l’homme dépressif a déjà été traitée voir même usée dans la littérature.

Sans doute certaines explications plus développée que cette simple appropriation des vers de  Stachura aurait aidé à créer une réelle empathie du spectateur vers le héro principal. Fort heureusement, les personnages (et surtout les interprétations profondément justes) de Willia Fernand-Tanguay et Isabelle Vincent aident le film à se détourner du mélo.

 

 

 

Et ne serait-ce que par la grâce, la beauté et le caractère laconique de sa fin, ce « tout ce que tu possèdes » vaut tout l’or du monde.

 

 

 

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