Do Not Disturb

Yvan Attal aux commandes du remake français d’un film indé américain : Moué…♥♥½

Avez-vous déjà essayé votre meilleur ami ?

C’est cette question que pose « Do Not Disturb » où deux amis de longue date se retrouvent après des années de séparation. L’un est de retour en France après avoir passé des années sur les routes. L’autre s’est construit son couple et tente de faire un enfant avec sa femme…

Lorsque le défi de baiser son meilleur pote pour un festival de porno amateur américain (Hump) est mis sur la table, les deux hommes le relèvent avec toupet…

Les jours qui suivent seront alors une succession de questionnements et de problèmes…forcement!

 

S’il était labellisé Sundance, le très sympathique Humpday ne laissait pourtant pas un souvenir impérissable dans nos esprits en quête de création. Pour une fois, et parce qu’Attal jugea que « personne n’avait vu Humpday en France », c’est à la France de reprendre un film sous forme de remake. Sans être complètement raté, l’adaptation hexagonale n’est pas pour autant complètement réussie.

 

« Do Not Disturb » apporte un intérêt indéniable : La prestation de Laetitia Casta qui, sans être forcement très subtile, enlève les plus belles scènes (face à face avec Attal puis avec Cluzet successivement particulièrement jubilatoires). On doutera toutefois de l’intérêt pour elle de passer la moitié du film fesses à l’air…

 

Les déceptions viennent des aspects caricaturaux des personnages à commencer par le duo de lesbiennes formé par Asia Argento et Charlotte Gainsbourg. La thématique ne devait pas sembler suffisamment diffuse pour Attal qui composa des personnages sans doute trop clichés pour être crédibles en particulier de Mme Attal, grunge au possible, à deux doigts d’être risible.

Heureusement les deux personnages masculins sont un peu mieux écrits et Cluzet est cohérent dans son genre baroudeur à la Kerouac.

 

Malheureusement, au delà de deux scène superbement filmées (à défaut d’une écriture qui calque mot pour mot l’original), le film patauge dans une fin qui manque cruellement de relief…Les deux protagonistes enchaînant les moments se voulant cocasses… Yvan Atal, comédien par ailleurs brillant, semble toujours se chercher dans ses réalisations (Ma femme est une actrice, ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants)…Ici la question du couple, de l’engagement et de la fidélité, semblaient l’intéresser au même point que sa relation avec sa compagne Charlotte Gainsbourg. Malheureusement le contrat n’est pas rempli.

 

 

Ouvoir.ca

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