The Judge

The Judge est un film véhicule comme nous en avons peu vu à Hollywood ces dernières années. Tout est mis en place dans un seul but, trouver que Robert Downey Jr. est bon, beau et émouvant.  ♥♥

David Dobkin, avec l’aide de ses scénaristes, a réussi à créer quelques chose que nous n’avions pas vu depuis un certain temps, un film dont les grands studios américains avaient la recette, un «star vehicle» comme ils disent, un film qui lorsqu’il se termine, on se souvient vaguement de l’histoire, de la réalisation ou de la musique, mais on se souvient d’une chose, le jeu supposément extraordinaire de l’acteur principal. The Judge est, sur ce niveau, une réussite presque total, Robert Downey Jr. en est la star et tout se qui tourne autour de lui ne sont que des faire-valoir. Les personnages secondaires n’ont pas d’histoire, ce que nous savons d’eux a une connexion direct avec le personnage de Downey Jr.. Le procès qui est au centre du film n’a pas de réel importance, il n’est là que pour permettre au «héros» de confronter son père, lui permettant d’être filmé réagissant à toute une gamme d’émotion.

La construction du cadre essai, dans la limite du possible, d’être toujours favorable au héros, baigner dans une lumière travaillée qui magnifie constamment ses présences à l’écran. La musique également est toujours là pour accompagner Downey Jr. dans ses moments d’émotivité, par moment c’est fort réussi, par d’autres, cela frôle le ridicule. Parce que le problème est là, dans un «star vehicle» efficace, les ficelles utilisées pour magnifier un acteur essayent d’être subtile, de passer inaperçues, Dobkin, n’y arrive pas, c’est trop évidement, nous ne voyons que ça, à tout moment du film. Robert Downey Jr. est fort crédible dans l’interprétation de cette avocat qui doit confronter son père, mais le surplus constant d’affects artificiels qui sont mis en place pour le mettre en valeur est une nuisance plus que toute autre chose.

Janusz Kaminski, le directeur photo, fait peut-être la meilleur «job» de cette production. Le film tourne autour d’un drame familial passé, de drame non résolu qui affect encore profondément le présent. Dale Palmer, le frère du «héros» interprété par Jeremy Strong, est obsédé par sa caméra 8mm, il filme tout se qu’il l’entoure; de l’accident de voiture de ses frères à la maladie de son père. Janusz Kaminski, par un travail sur le grain de l’image, sur la lumière et sur les mouvements de caméra filme The Judge comme si celui-ci avait été filmé par la caméra Dale Palmer, dans les premières minutes c’est un peu déstabilisant, dans la première scène à la cours, nous avons l’impression qu’il y a eu un problème au tournage, tant la lumière qui entre dans l’objectif semble mal doser, mais  après un certain temps, nous nous habituons, cela devient le véritable fil conducteur de cette ensemble.

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