The Gambler [Le Flambeur]

The Gambler, version Rupert Wyatt/Mark Wahlberg, est un remake remarquable du film culte de Karel Reisz. ♥♥♥♥

Un professeur de littérature désabusé, interprété par un Mark Wahlberg fidèle à lui même,  passe ce nuit dans des casinos. Il y accumule une dette considérable qu’il doit remettre en moins d’une semaine.

Autour de lui gravite sa mère, un riche héritière (Jessica Lange, grimé, lifté et risible au possible, proche parente de Joan Rivers), un parrain de la mafia asiatique, un chef d’un gang afro-américaine, un étrange «investisseur» (John Goodman, auto-parodiant le personæ qu’il a crée au cours des 15 dernières années) et quelques étudiants, dont une belle blonde surdoué qui paie ses études a étant barman dans les casino et un joueur de Basketball à l’avenir prometteur.

Le film ne fait pas dans la dentelle, ce n’est pas son but. C’est un plutôt un film ironique, décontracté et parfois très drôle, dans lequel clichés et scènes rocambolesques s’enchaînent. À la fin du film, le professeur en voix de rédemption se rend dans un casino clandestin, pour si rendre, il doit parcourir des kilomètres de corridors étroits, une usine de textile, une cuisine de restaurant, une scène d’un théâtre burlesque, ainsi que finalement un hôpital pour immigrant clandestin, mais pour ressortir, il n’a besoin que de franchir une porte. Cette scène vient confirmer que l’intention du réalisateur Rupert Wyatt (celui qui a restauré la série des Planet of the Apes) est justement de ne pas être pris au sérieux, qu’il a plutôt envie de filmer ce qu’il a envie de filmer.

La trame sonore est génial, Billy Bragg reprenant Bob Dylan côtoie le groupe canadien Timber Timber et la grande Dinah Washington, suivant le concept de la trame sonore de Guardians of the Galaxie, mais en moins tape à l’œil, jouant moins sur le coté iconique des chansons, mais plutôt sur la signification des chansons et sur l’ambiance que celles-ci crées. «I’m sure someone/May answer my call/And this bitter earth/May not be so bitter after all» chante Dinah, comme pourrait le chanter M. le Professeur et sa belle étudiante blonde.

Laurent

**class!K**

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