Tangerine

Tangerine ou la folle journée d’une jeune transsexuelle sur les trottoirs d’Hollywood ♥♥♥♥

Synopsis : Le soir du réveillon de Noël, une jeune prostituée transexuelle arpente les rues de Tinseltown à la recherche du proxénète qui lui a brisé le cœur.

La situation des transsexuelles semblent bien préoccuper Hollywood ces derniers temps puisqu’ici et là fleurissent des personnages transgenres (Laverne Cox dans Orange is the new black pour ne pas la citer) voir même des films complets comme le démontre le dernier long-métrage de Sean Baker. Contrairement à bien des acteurs qui se travestissaient jusqu’à présent, Kitana Kiki Rodriguez et Mya Taylor sont bien deux actrices transsexuelles, et c’est aussi pour ça que, dès la bande annonce, la problématique interpelle !

Mais que vaut ce Tangerine plein de promesse et qui fut chaudement reçu à Sundance en début d’année ?

Tangerine

La réponse est assez limpide et ce, malgré une forme qui peut dérouter lors des trente premières minutes. En effet, surmusicalisé pendant tout le film, Tangerine semble, au départ, combler le vide d’une intrigue bête comme chou…et, il va sans dire, peu passionnante. La musique urbaine intervient en fait toutes les deux minutes comme une transition obligatoire, tel un débutant utilisant la pédale au piano pour la première fois… Bref, un cache-misère !

Pourtant malgré ce boum boum et un rythme effréné, la narration finit par prendre largement le dessus sur la forme et c’est à ce moment que Tangerine devient un film (plutôt qu’un clip ou une web-capsule).

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Un peu de folie n’a jamais tué personne !

Pourquoi cela fonctionne t’il aussi bien ? Est-ce parce que Tangerine s’investit dans des lieux où peu osent aller ? Est-ce par cet humour qu’on retrouve si souvent chez les travestis ou transsexuels ?

En fait, la réponse tient dans le fait que le film ne se prend finalement pas au sérieux et sait insuffler un gros grain de folie dans une offre cinématographique actuelle assez classique. De cette même folie qu’on pouvait détecter chez Harmony Korine pour Spring Breakers (même si le propos marchait moins bien) il y a deux ans…

Enfin, le fait que le film ait été filmé entièrement avec trois smartphones (dotés de lentilles anamorphiques) montre qu’il est possible de réussir un long métrage sans de gros moyens visuels; certes le budget a été bien placé sur la postproduction qui permet un rendu très orangé (combien y avaient-ils de couchés de soleil dans Tangerine ce jour-là ?)

De cette folie de se dire Faisons un film avec rien, Racontons l’histoire de Sin-Dee !

Et racontons là bien…que cela devienne aussi culte que Priscilla !

Ouvoir.ca

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