La 26e édition du Festival Cinemania a lieu du 4 au 22 novembre!
11 recommandations pour Cinémania 2020


La 26e édition du Festival Cinemania a lieu du 4 au 22 novembre!

Septième article sur le dossier des films de la décennie 2010 préparé par l’équipe de Cinémaniak. L’article accompagne le cinquième épisode du balado Cinémaniak réalisé en partenariat avec CISM 89,3.

Si parler aide bien souvent les victimes à se reconstruire, il n’appartient qu’à elles de juger nécessaire de le faire ou de se taire. Ceux qui n’ont pas été plongés dans cette désolation profonde ne peuvent imaginer le quart de l’affliction vécue. Il ne faut donc pas leur dicter la conduite à avoir, encore moins les forcer à parler tant que les victimes ne sont pas prêtes à affronter la vérité dans le regard des autres.

La crème cinématographique 2019 selon l’équipe de Cinémaniak!

Au cœur de ce cinéma vérité, Marina De Van nous fait pénétrer dans sa sombre psyché où l’on entend jusqu’aux fêlures de sa voix off qui se questionne sur son corps et le souvenir de ce qu’il a été.

Ici, la succession parfois maladroite des twists de la deuxième partie apparaîtra poussive pour certains tandis que le premier segment lui volera la vedette haut la main grâce à une étude des mœurs sociologique et pathologique du double au travers le prisme des réseaux sociaux. Dans ce triste constat générationnel, on navigue à outrance sur internet, les yeux rivés sur cette lumière verte (statut en ligne) auquel on s’accroche tel un phare éclairant et guidant les bateaux la nuit pour leur éviter le naufrage.

Loin d’être anticlérical, François Ozon réalise un grand film politique qui dépasse le cadre de l’Église pour dépoussiérer une institution vieillissante inapte à se remettre en question. Sans jamais juger les proches qui n’ont pas toujours vu ou cru en la détresse des victimes, il propose un vrai sujet de réflexion sur l’acceptation de la souffrance et sur la fragilité de la foi qu’il interroge avec une humble responsabilité.

Honoré prend le temps d’installer sa romance et cherche à ralentir son histoire, teintée d’un spleen constant pour mieux saisir l’urgence de la maladie qu’il oppose ainsi aux vétilles du quotidien où se cache la peur de ne pas se revoir. Une peur qui fait monter le désir d’un cran et incite les protagonistes à saisir l’instant présent, sans se soucier des lendemains incertains. Rien ne sert de courir, il faut s’aimer à point.