Le promeneur d’oiseau

Le retour aux valeurs traditionnelles ♥♥♥

Encore une très belle ambiance au Festival de film pour enfants de Montréal aujourd’hui avant la projection du nouveau film de Philippe Muyl, Le promeneur d’oiseau. Réalisateur français qui nous avait offert Magique en 2008 ainsi que le ravissant The Butterfly en 2002, Philippe Muyl revient à nouveau avec un film qui s’engage à la réconciliation des générations.

Afin de tenir la promesse faite à sa femme, Zhigen, un vieux paysan chinois, décide de retourner dans son village natal pour y libérer son oiseau, unique compagnon de sa fin de vie. Il fera le voyage de Pékin à Yangshuo avec Renxing, sa petite–fille, jeune citadine gâtée, contrainte de partir avec lui. Ces deux êtres que tout sépare vont se dévoiler l’un à l’autre, partager des souvenirs et des aventures. La petite fille va découvrir de nouvelles valeurs, et particulièrement celles du coeur.

 

Ce film est un beau film qui appelle  les différentes générations à la réconciliation. Oublions nos erreurs du passé, mettons les valeurs familiales de l’avant. Dans ce monde contemporain qui est le nôtre, notre vit se résume souvent à la performance, le travail, la technologie et la consommation. Les rapports humains se raréfient et le manque de communication amène des conflits. Dans ce film presque chinois, Renxing, la jeune fille, apprend à la fois à apprécier les choses qui l’entourent, la nature, les gens et apprend à connaitre son grand-père. Ce dernier, de la vieille école, travaille fort pour qu’elle ouvre ses yeux et son coeur au monde extérieur.

 

Dans la perspective du festival des films pour enfants, ce film est intéressant parce qu’il souligne la présence nuisible de la technologie pour proposer un retour à la nature ainsi qu’une ouverture à l’autre. Renxing, qui a tout dans la vie, apprend que tout n’est pas acquis et que les plus belles choses s’acquiert qu’après un certain effort. Ce film offre aussi une ouverture vers une culture qui est bien différente de la nôtre, ce qui pour un enfant, est une très bonne chose. Ils ne sont jamais trop jeunes pour être initiés aux autres cultures.

D’un point de vue cinématographique, Le promeneur d’oiseau ne propose rien de vraiment original. Il se concentre plutôt sur l’histoire en usant d’un langage classique qui ne se fait pas sentir. La lumière est belle et le réalisateur présente les paysages chinois avec amour et admiration. Au final, c’est un beau film qui, malgré peut-être un léger manque de dynamisme (dans la perceptive où le film est présenté à des enfants), a probablement dû en ravir plus d’un!

 Auteur: Simon Plante

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