Programme choix du chef 4 – Court métrages des RVCQ

Des Choix du chef plutôt décevants.

L’enthousiasme régnait lors de la 6e soirée de projections des 33e Rendez-vous du cinéma québécois. Une fébrilité et une excitation étaient palpable peu avant le début du 4e Choix du chef, une projection de huit courts métrages tout genre confondu… Passant du film d’art des plus expérimental aux fictions, les films projetés n’ont apparemment pas fait l’unanimité. On entendait des rires de moquerie, des bâillements et des commentaires de désapprobation tout au long des projections. En effet, peu de films sur les huit projections suscitaient un intérêt. On observait un manque apparent de professionnalisme et de maitrise du langage cinématographique, comme le film Loulou ou la résurgence de Ines Guennaoui. Il est surtout question ici des courts métrages de fiction. En ce qui concerne les films d’art et d’expérimentations, eh bien voilà, ce sont des expérimentations. Souvent très abstraits avec parfois des voix off qui citent des poèmes, les films d’art et d’expérimentation ciblent un public un peu plus maigre, peut-être un peu plus connaisseur du genre!?

 

Bref, disons que trois courts métrages se sont démarqués des autres. Turn off before living d’Annick Blanc est intéressant par son style, par la qualité de l’image ainsi que par le mystère de ce qui s’y passe. Dans une soirée chic à la Havane, deux hommes désirent passer la nuit avec ce qui nous semblent être des escortes de luxe. Or, l’un deux est troublé, on ne sait pas quoi. Et le malaise est palpable. Le deuxième qui s’est démarqué pendant la soirée est Intruders de Santiago Menghini. Comme le film précédent, c’est par la qualité de son image, par sa lumière, par ses cadrages ainsi que par le mystère qui y règne que ce film tire son intérêt. Mais bon, malgré quelques scènes drôles et quelques effets visuels réussis, ce film démontre un intérêt fort de cinématographie mais un manque flagrant de scénarisation et de contenu. Une faiblesse que l’on observe beaucoup dans la nouvelle génération de vidéastes. De plus, on dirait qu’ils ont aussi de la difficulté à trouver une bonne fin. Élément qu’on ne peut certainement pas négliger. Puis, le troisième film qui a suscité un intérêt est Fleuve de Pier-Luc Latulippe. Avec un visuel visiblement moins soigné que les deux films précédents, ce court métrage expose un propos un peu plus clair et un peu plus approfondi. Explorant les problèmes d’un jeune couple au travers d’une nuit raté de camping, le réalisateur semble laisser les comédiens dans une improvisation dirigée, ce qui laisse place à des dialogues sont spontanés et vivants. Voilà qui conclue les Choix du chef 4 des 33e RVCQ.

Auteur: Simon Plante

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