Gabrielle

L’évènement attendu de l’automne, prix du public au festival de Locarno qui devrait facilement trouver son public malgré des failles bien présentes ♥♥½

Ce n’est désormais plus un secret pour personne, Gabrielle devrait être le succès automnal québécois tant cela fait des semaines que le film est annoncé comme le nouveau Monsieur Lazhar.

Avec une bande annonce des plus explicites (et réussie), le long métrage de Louis Archambault a su créer des attentes qu’il ne comble malheureusement pas vraiment au final…

 

Gabrielle est une jeune femme atteinte du syndrome de Williams et qui possèdes une joie de vivre contagieuse et un don exceptionnel pour la musique. Elle a rencontré son amoureux Martin au centre de loisirs où ils font partie d’une chorale et depuis, ils sont inséparables. Mais en raison de leur différence, leur entourage ne leur permet pas de vivre cet amour comme ils l’entendent. Au moment où le groupe se prépare pour un important festival de musique, Gabrielle fait tout pour prouver son autonomie et gagner son indépendance…

 

La thématique sur le papier était-elle déjà une idée gagnante? On se souvient du film français Le Huitième jour avec Daniel Auteuil, on a aussi vu le succès surprise du film belge Hasta La Vista il y a deux ans…

Comme eux, Gabrielle est passé dans de nombreux festivals cette année et nous arrive auréolé d’un très joli succès public et devrait réussir la même prouesse que certains long métrages automnale québécois (Incendies, Monsieur Lazhar…etc »)

 

Pourtant, au moment où le générique de fin commence, un profond sentiment de déception prédomine. Aurait-on attendu plus d’émotion? Plus de joie et de bons sentiments?

Au vue de la bande annonce, il convient d’affirmer que le spectateur reste vraiment sur sa faim.

 

Car hormis une bien jolie scène poignantes entre les deux familles au moment où les deux jeunes se font prendre la main dans le sac, le long métrage de Louise Archambault semble se perdre dans ses intentions. L’intensité dramatique ne lève jamais vraiment ce qui finit par lasser. Entre le documentaire et la fiction, la réalisatrice québécoise semble ne jamais choisir…

 

Louise Archambault, dont c’est le second long métrage de fiction (après Familia), ne manque pas d’idées de réalisation ou de mise en scène (comme ces plans de caméra exsangue de tout élément sonore) mais il semblerait que le scénario s’embrouille dans des travers déstabilisants : Intrigues soulevées qu’on semble ensuite oublier (la disparition) ou qu’on ne semble pas traiter en profondeur. Peut-être était-ce le souhait de la production (dont on avait beaucoup aimé Monsieur Lazhar malgré un évident manque de prise de partie)

 

La distribution était pourtant idéale depuis la très juste Gabrielle Marion-Rivard aux valeurs sûres : Isabelle Vincent, Mélissa Désormeaux-Poulin, Benoit Gouin, Sébastien Ricard…

A dire vrai, le personnage d’Alexandre Landry déroute. Si le talent de l’acteur n’est plus à faire (il était notamment de la pièce Tom à la ferme), interpréter un handicapé véhicule chez le spectateur (au courant) un profond malaise face aux autres « non-acteurs » du film.

 

S’il devrait toutefois conquérir le plus grand nombre, le film est, à mon sens que très partiellement réussi…Dommage

 

 

 

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