Noël

La deuxième réalisation de l’acteur Chazz Palminteri, à défaut d’être une complète réussie, fait figure d’une curiosité attachante. ♥♥♥

Destins croisés de quelques personnes plutôt malheureuses le soir de Noël. Rose Collins (Susan Sarandon), divorcée, n’a pour seul famille sa mère souffrant d’Alzheimer, elle croise la route Charlie Boyd (Robin Williams) un étrange personnage qui passe le noël, silencieux, assis dans le coin d’une chambre d’hôpital, il est un ancien prêtre qui à quitter la prêtrise. Rose croise également la route de Nina Vasquez (Penelope Cruz), une jeune femme qui vit une histoire d’amour tortueuse avec un homme très jaloux. Ce dernier, Mike Riley (Paul Walker), est policier, il fait la rencontre d’Artie (Alan Arkin), un veuf qui croit fermement que Mike est la réincarnation de sa défunte femme.

Le film prend parfois, via une réalisation un peu mal-habile et certaines situations un peu trop grossièrement dessinées, des allures de téléfilm. L’un des maladresses du scénario vient d’un des personnages, Jules Calvert, un jeune homme n’ayant pas de lien apparent avec les autres personnages. Souhaitant absolument passer noël à l’hôpital, il ira voir un fer-à-bras pour lui demander de lui casser la main. Son histoire personnelle est sans importance et n’ajoute rien de spécial à l’ensemble.

La film aurait grandement bénéficié d’un resserrement scénaristique, de se consacrer sur certaine problématique. Par moment, on s’y perd un peu, c’est trop touffu, à vouloir toucher à tout, le scénario peine à trouver une ligne directrice claire. Heureusement que l’ensemble des comédiens semble assez à l’aise dans le drame mystérieux, Sarandon surtout, qui est le lien entre plusieurs des protagoniste et aussi Paul Walker, plutôt étonnant dans un rôle de contre-emploi. John Doman est également assez attachant dans le rôle du médecin soignant la mère du personnage de Rose. Il porte sur lui l’une des scènes les plus touchantes du films, seul avec la malade, il lui confesse qu’il aimerait bien aller souper avec Rose. La distribution rend les personnages attachants et réussit, lors de quelques moments de grâce, à faire oublier les maladresses du scénario et les faiblesses de la réalisation.

Ouvoir.ca

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**class!K**

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