My Love, Don’t Cross that River

Un film magnifique de simplicité sur l’amour qui perdure. ♥♥♥½

My Love, Don’t Cross that River est une histoire d’amour d’un réalisme, d’une simplicité et d’une puissance dramatique hors du commun. Le film raconte l’histoire de Byeongman Jo, 98 ans et Kyeyeol Kang, 89 ans, qui sont mariés depuis 76 ans. À travers les années, les épreuves, les joies et les peines, ils sont restés côte à côte, indéfectibles dans leur amour d’une complicité désarmante. Pendant un an, le cinéaste Moyoung Jin a filmé avec simplicité et douceur ce couple pour en tirer une histoire d’amour qui va droit au cœur doublé d’un succès remarquable pour un documentaire indépendant.

 Un naturel désarmant

On réalise rapidement qu’il n’y a pas de prédisposition ou fabrication dans les scènes ; on prend des moments de la vie quotidienne fort simples et les dialogues et la franchises des deux amoureux fait le travail. Leurs visages sont témoins des milles histoires qu’ils ont partagées et leurs voix douces et apaisante racontent magnifiquement leur quotidien. Les batailles de feuilles mortes ou de balle de neige et les scènes de ménage attestent de leur complicité toujours présente. La tristesse et la joie se succèdent, mais la compréhension est toujours au-delà de la parole ; attentif l’un à l’autre, ils prennent soin d’eux mutuellement et sont attentif à leurs besoins, que ce soit avec la cuisine (elle) ou une chanson (lui).

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La vie est au cœur du film; l’eau, la nature, les paysage, tout est filmé pour célébrer la vie dans ses moindres parcelles, avec une simplicité qui ne se démords jamais. Le cinéaste braque sa caméra avec le même regard sur les fleurs, les grenouilles ou les rivières avec un regard doux et invitant. On sent qu’il n’impose pas sa présence aux protagonistes et se glisse simplement dans l’intimité de cette famille ; de tirer un film de 86 minutes sur un an de tournage en est une belle preuve. Les légers moments d’inconfort sympathique des personnages en face de la caméra ne font que renforcer cet état de fait.

On peut peut-être déplorer l’utilisation de la musique pour amplifier les moments intenses d’émotion; les personnages ont une présence si intense qu’il est superflu de les amplifier davantage, spécialement lorsque la tournure devient plus dramatique. La scène finale amène en effet une intensité dramatique très forte et imprévue pour le cinéaste. Celui-ci garde le cap et s’adapte naturellement à ces sujets de façon remarquable. AU bout du compte, nous sommes transportés par une histoire d’amour qui, par son traitement humain, pourrait être autant une fiction qu’un documentaire

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