Mortdecai [Charlie Mortdecai]

Mortdecai certes, mais mort de rire sûrement pas – ♥

Beaucoup de monde est à la poursuite de Charlie Mortdecai : des Russes fous furieux, les services secrets britanniques très remontés, un terroriste international et même sa somptueuse épouse… Pour se tirer des situations impossibles qui le guettent, l’élégant marchand d’art et escroc occasionnel n’a que son charme. Il va lui en falloir beaucoup s’il veut s’en sortir vivant et être le premier à retrouver le tableau volé qui conduit au trésor caché des nazis…

Bêtifiant, ridicule, surjoué et ennuyant … le premier blockbuster de l’année augure vraiment mal de la suite. L’humour pipi-caca-vomi est ici au rendez-vous et rien ne viendra relever le niveau. Si vous êtes fan d’humour british, passez votre chemin! À défaut de scénario sérieux, on enchaîne les scènes comme on empile les clichés: auprès des triades chinoises, de moscovites fans de torture à la gégène, lors de chasses à courre auprès de lords anglais ou de vulgaires collectionneurs américains… Cette comédie policière dans le milieu de l’Art sombre dans le ridicule le plus total dès son entrée pour ne plus jamais se relever et finit par ennuyer très lourdement, c’est véritablement affligeant! Après nous avoir livrer un remake navrant de Jack Ryan (The Ryan initiative) l’année passée, David Koepp continue de creuser sa tombe, au dépens du cinéma …

Les acteurs sont malheureusement tous ici aussi mauvais les uns que les autres. Johnny Depp continue son rôle habituel du gentil cabotin crétin dont la maladresse et le langage sont sensés être drôles mais manquent lamentablement la cible. L’acteur est ici aussi peu crédible que son faux diastème, qui apparaît dès la première scène et dont on se surprend d’en noter les changements de formes dans les différentes scènes pour tromper l’ennui. Gwyneth Paltrow en blonde pas-si-potiche-que-ça est si fade qu’on se demande pourquoi Johnny Depp et Ewan McGregor s’écharpent pour gagner ses faveurs. Paul Bettany en homme à tout faire et séducteur invétéré, Ewan McGregor en inspecteur aussi transi que benêt et Jeff Goldblum en richissime américain aussi-vite apparu qu’évacué semblent se demander comment arriver à ne pas se noyer dans des scènes brouillons et grotesques. Chaque personnage ne vaut que par un trait « comique » : un aristocrate fin-de-race ne pense qu’à sa moustache et tire malencontreusement régulièrement sur son serviteur, sa femme a des hauts-le-coeur dès qu’elle essaie de l’embrasser, son homme-à-tout-faire fornique à tout va et résiste plutôt bien à la douleur et l’inspecteur est transi d’amour à en perdre tout professionnalisme. Oubliez tout approfondissement des personnages, il n’y en aura pas.

Ouvoir.ca

Écrit par :

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *