Monsters

Un vrai-faux film de Monstres réalisé avec peu de budget mais visuellement étonnant ! ♥♥♥♥

L’HISTOIRE : Une sonde de la NASA s’écrase dans la jungle mexicaine, libérant sur terre des particules d’une forme de vie extra-terrestre. Six ans plus tard, le Mexique et le Costa-Rica sont devenus des zones de guerre désertées par les populations locales, mises en quarantaine et peuplées de créatures monstrueuses. Un photographe est chargé d’escorter une jeune femme à travers cette zone dévastée. Seuls sur la route, ils vont tenter de rejoindre la frontière américaine…

Nous ne sommes pas aux Etats-Unis mais au Mexique où un photographe est chargé par un magnat de la presse de ramener sa fille en lieu sûr. Il faut dire qu’une large bande de territoire à cheval sur les USA et le Mexique est devenue interdite après avoir été colonisée par des aliens qui prennent la forme de poulpes géants souvent mal intentionnées. Le trajet est chaotique, et surtout particulièrement dangereux, car les armées mexicaines et américaines bombardent inlassablement les zones infectées qu’ils doivent traverser.

Tout d’abord, ce qui impressionne dans ce film, c’est son aspect visuel des plus fascinants. Détrompez-vous, il ne s’agit en aucun cas d’un film catastrophe…Ici, les « monstres », même s’ils tuent les humains paraissent limite inoffensifs.

La réussite du film réside donc dans son aspect graphique et dans sa photographie (à l’instar du métier du personnage principal).

Doté d’un budget des plus réduits, « Monsters » convainc néanmoins à moitié tant les invraisemblances sont nombreuses. Dans les conditions de survie inhumaines, les deux héros sont privés d’eau, d’argent et de nourriture…mais ne s’en plaignent jamais…sans doute trop heureux d’assister à ce merveilleux spectacle de fin du monde.

Ils trouvent même le moyen de se faire escorter par des policiers alors même qu’une heure avant, un agent de tourisme les sermonnait en leur disant que les pots de vin étaient nécessaires.

Mais le dosage des scènes de réflexion et de fantastique est idéalement travaillé…toujours avec une musique et un univers visuel si particulier.

On est plus proche des « derniers jours du monde » que du blockbuster américain et cela n’est pas pour nous déplaire.

Gareth Edwards livre ici un film plutôt iconoclaste où les monstres se cachent le jour car ayant peur des avions…On les trouve donc dans l’eau, dans la jungle et bien entendu la nuit. Résultat…hormis la scène finale, on ne verra pas grand-chose des monstres…

Car ce qui nous intéresse, c’est tout le reste : les populations, le décor (successions de magnifiques plans d’Amérique Centrale, autant urbains que naturels), les personnages, cette errance dans le but de rejoindre une zone sûre. Le film raconte un voyage vers une terre de sécurité, au gré des rencontres, des étapes et des différents obstacles. Ce qui commence comme un voyage organisé se transforme peu à peu en errance, de zones urbanisées et très peuplées jusqu’à des déserts abandonnés.

 

Les 20 dernières minutes ferment idéalement un film merveilleux !

Un petit chef d’œuvre discret de la science-fiction en fait !

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