Magnifica Presenza

Un nouveau film de Ferzan Ozpetek beaucoup trop convenu ♥♥½
Pietro, 28 ans, vient de s’installer à Rome. Chef patissier le soir, il aspire à devenir comédien. Il est timide, ne rencontre des gens que rarement et passe seul le plus clair de son temps. en ce moment il loge chez sa cousine Maria, avec qui il entretient une relation d’amour/haine. jusqu’à ce qu’un jour il trouve son propre appartement. Il s’agit d’un endroit vaste, meublé et rempli d’antiquités. Le loyer n’est pas cher, mais Pietro y a investi toutes ses économies. Par un concours de  circonstances, il s’aperçoit que l’appartement est occupé par sept autres personnes et un enfant. Certains sont indiscrets, d’autres agressifs et certains assez irritants jusqu’à les rendre insupportables. Petit à petit, cependant, cette cohabitation forcée se transforme en intimité familiale, permettant à tout ce beau monde de relaxer et d’accepter la situation…    Sur une idée légèrement moins loufoque que « Poltergay » avec Clovis Cornillac, Ferzan Ozpetek réalise cette année  un film plutôt poétique mais qui manque cruellement de folie. Le sujet prête à sourire forcement, on se dit que l’on va passer du bon temps…mais finalement, le soufflé ne lève jamais  vraiment…On aurait aimé adorer, d’autant que l’ensemble est bien amené avec un second rôle comique bien écrit (excellente Paola Minaccioni qui n’est pas sans rappeler certains personnages  comiques des premiers films d’Almodovar).

L’une des qualités du film est qu’il emmène sur un bon nombre de fausses pistes (la sexualité du personnage principal importe  finalement peu sur l’intrigue) mais tout aurait pu être bien plus exploité. Imaginer plutôt :

Un groupe de personne des années 40 est retrouvé dans une vielle maison en 2012…Selon les déductions du locataire, il  s’agirait de fantômes qui ne savent même pas qu’ils sont déjà morts…

Cela commençait plutôt bien…mais au fur et à mesure du récit, l’aspect dramatique (la quête de la raison de leur présence)  prend le pas sur l’aspect comique et le tout manque sévèrement d’intérêt.

Ozpetek ne donne pas grand-chose à manger à ses acteurs…lui qui avait  permis à  Stefano Accorsi d’obtenir un de ses plus beaux rôles dans « Le fate ignoranti »…

Bien dommage, celui-ci ne restera pas dans les anales

Ouvoir.ca

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