Les Nouvelles aventures d’Aladin

Sempiternelle remake humoristique que ces nouvelles aventures d’Aladin qui sortent aujourd’hui au Québec. A défaut d’aimer l’humour ado, il vaudra mieux passer son chemin ♥½

À la veille de Noël, Sam et son meilleur pote Khalid se déguisent en Père-Noël afin de dérober tout ce qu’ils peuvent aux Galeries Lafayette. Mais Sam est rapidement coincé par des enfants et doit leur raconter une histoire… l’histoire d’Aladin… enfin Sa version. Dans la peau d’Aladin, Sam commence alors un voyage au cœur de Bagdad, ville aux mille et une richesses… Hélas derrière le folklore, le peuple subit la tyrannie du terrible Vizir connu pour sa férocité et son haleine douteuse. Aladin le jeune voleur, aidé de son Génie, pourrait-il déjouer les plans diaboliques du Vizir, sauver Khalid et conquérir le cœur de la Princesse Shallia ? En fait oui, mais on ne va pas vous mentir, ça ne va pas être facile !

Sommes-nous réellement entrés dans une salle de cinéma ? Avons-nous réfléchi avant de payer un billet au prix (pour certain au salaire minimum) d’une heure de travail ?

A l’heure où, plus que jamais, le cinéma essaie de communiquer sur l’expérience, on se demande un peu ce que cet Aladin vient faire ici. Certes, comme pour toute comédie, le film dispose de quelques bons moments mais globalement le film n’est pas la révolution attendue (au cas où certain pensaient le contraire). Disons qu’il est assez décevant de voir que le plus gros succès en salles en France de 2015 (plus de quatre millions d’entrées) se borne à être quelque-chose qui serait très bien passé en téléfilm voir en webcapsules humoristiques.

Les_nouvelles_aventures_d_Aladin

Ceci étant dit, cette comédie populaire dispose de quelques atouts non-pas au niveau de l’écriture qui ne vole pas très haut mais de l’utilisation de comédiens dotés d’un talent « comique » tels que Michel Blanc (en sultan pingre) ou Audrey Lamy (en Rababa qui craint pour sa tête). Malheureusement, il n’en est pas de même pour le reste de la troupe de William Lebghil qu’on apprécie pourtant dans Les souvenirs ou Jackie au royaume des filles ou Jean-Paul Rouve qui semble faire le service minimum en méchant de service. Kev Adams et Eric Judor sont eux, utilisés de la même manière qu’à la télévision, soit rarement subtiles dans leur humour; le très mauvais étant atteint lors de passage musicaux douteux prouvant que la cible du long métrage était en fait les adolescents.

Le reste se regarde comme un téléfilm sans grand intérêt cinématographique. Alors pourquoi dépenser de l’argent au cinéma ?

Ouvoir.ca

Écrit par :

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *